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BookOver

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Au fil des pages une vie se tisse

Lucian d’Isabel Abedi

Lucian d’Isabel Abedi

Lucian d’Isabel Abedi aux éditions Bayard jeunesse.

Ce roman jeunesse, que je croyais n’être qu’un simple contemporain (pas tout à fait, en fait) trainait négligemment dans ma PAL depuis un petit bout de temps (environs un an, je crois). Je l’avais acheté après l’avoir vu dans un IMM d’une booktubeuse et il m’avait tapé dans l’œil.

La faute à cette couverture tout simplement superbe qui m’a attirée comme un aimant. J’ai accroché directement en la voyant. Je la trouvais lumineuse et très poétique (en fait, je suis une romantique dans l’âme). Ce petit couple qui se tient la main dans une rue m’a attendrie, et le titre avec sa police très sympa, m’a achevé. J’ai craqué, à vingt euros le bouquin (prix belge) il valait mieux que ça en vaille la peine.

Et, quand je l’ai ouvert, MIRACLE, il m’a été impossible de le reposer. Je devais absolument savoir ce qui allait se passer.

La première fois que Rebecca rencontre Lucian, il fait nuit, elle vient de faire un cauchemar et s’est réveillée dans un sal état. Lui, il est adossé au réverbère, dehors, en face de son immeuble. Elle aurait dû le craindre, mais c’est tout le contraire. Lorsqu’elle le rencontre, c’est comme si on étalait du baume sur son cœur. Un cœur dont elle n’avait pas conscience qu’il avait été blessé.

Les deux adolescents entament une relation qui se complexifie à mesure qu’ils se rapprochent. Les amis et la famille de Rebecca ne voient absolument pas Lucian d’un bon œil. Des questions sont soulevées, qui est-il réellement, d’où vient-il, pourquoi est-il là ? Et surtout, pourquoi redoute-t-il tant de faire du mal à Rebecca ?

Bon, outre le fait que Lucian soit un nom éminemment poétique, ce roman ne se résume pas seulement à son titre.

J’ai été tout bonnement happée par le récit, que j’ai lu rapidement, trop rapidement (l’épaisseur du papier et la taille de la police, simplement énorme jouent un rôle non négligeable). J’aurai aimé rester davantage de temps avec les personnages d’Isabel Abedi. L’auteur a rendu ces adolescents très attachants ou agaçants pour certains.

Bien entendu, il y a quelques ombres au tableau, je demeure très dubitative face à deux points ; le premier, c’est la relation qu’entretient Rebecca et sa mère (qui appelle sa mère par son prénom ?). Le second, c’est le rôle de l’homosexualité de la mère de Rebecca, bien que j’applaudis le fait d’insérer des personnages homosexuels dans un récit, ici j’ai l’impression que l’auteur n’utilise cela que pour meubler l’histoire.

Concernant le personnage de Lucian j’ai un gigantesque crush avec lui, son petit côté mystérieux et âme torturée à jouer en sa faveur. Je l’adore et encore maintenant, en ayant laissé décanter ma lecture quelques semaines, je pense encore à lui avec des étoiles dans les yeux.

Je dois bien dire qu’au niveau de la lecture, mis à part quelques passages un peu longuets où l’auteur, selon moi, s’est un peu dispersée dans des précisions superflues, les enchainements restent excellents. L’intrigue du roman apparaît peu à peu, l’auteur a disséminé, ici ou là, quelques indices au fil de l’histoire. Tant et si bien que malgré tout et un début un peu chaotique, j’ai été totalement bluffé par la chute finale qui m’a laissée une impression en demi-teinte. Est-il utile de vous préciser que par la suite j’ai maudit l’auteur sur trente générations ? Car non, si la fin est excellente, on ne fait pas subir de telles choses à ses personnages !

Quand j’ai refermé ce livre, mes larmes coulaient à flots, et mes sanglots résonnaient dans toute la maison (tel un gros veau). Ma poitrine me faisait souffrir, j’avais l’impression que l’on m’avait ôté une part de moi-même. En fait, j’avais du mal à croire que le récit touchait à sa fin, et que l’on m’avait arraché mon Lucian. En bref, j’ai vécu mon premier gros book hangover.

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