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BookOver

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Au fil des pages une vie se tisse

L’autel d’Arkandil de Marie-Laurence Versini

L’autel d’Arkandil de Marie-Laurence Versini

L’autel d’Arkandil de Marie-Laurence Versini (livre autoédité).

Et hop ! Un nouveau roman signé M-L Versini que je suis heureuse d’héberger dans ma bibliothèque.

Sorti au mois de mai 2015, j’ai longuement attendu ce roman à propos duquel, l’auteur et moi-même avions devisé lors des Imaginales 2014.

Dès que les précommandes furent lancées, j’étais dans la liste d’attente. C’est dire que je l’attendais avec impatience.

Et, une fois le facteur passé, c’est tel un aigle sur sa proie que j’ai foncé dessus, et pour ainsi dire, dévoré. Bon, en revanche, la chronique a mit un peu plus de temps à venir !

Les premières impressions que j’ai eu lorsque mes serres, oups, mes mains se sont refermées sur ce livre, c’était qu’il s’agissait d’un très bel objet. Un splendide écrin violet, qui je l’espérais, refermait un petit bijou.

Pour tout vous avouer, je suis restée plusieurs minutes, complètement extatique, à contempler la superbe plastique du héros présent sur la couverture. D’ailleurs, le niveau d’extase est encore monté lorsque j’ai parcouru le petit dossier de croquis présent à la fin du roman.

Ce type de croquis, l’auteur en réalise très fréquemment à la fin de ses romans. Selon moi, c’est un petit plus très agréable qui nous immerge un peu plus dans son univers.

Maintenant, que je vous ai parlé de la forme, parlons du fonds !

Ce roman est un one-shot dont l’intrigue se déroule dans un univers ultérieur, élaboré par l’auteur, celui du « Vol de l’aigle ». Tant et si bien, qu’en fait je le considère davantage comme un roman compagnon de la tétralogie initiale. Roman compagnon que l’on peut tout de même lire indépendamment de la série, et ce, sans souci. Un autre coup de maître de la part de l’auteur ; car s’il s’agit bien du même univers, l’histoire est totalement indépendante.

Alors qu’il vivote tranquillement, confortablement établis dans une maison-close, où il vend ses services à prix d’or, Miron fait la connaissance de la ravissante Agape. Une jeune femme, magnifique avec de splendides atouts, et une bourse bien remplie. Pourtant, ce n’est pas un bon moment que la belle cherche à passer avec le jeune homme, celle-ci n’a pas besoin d’un amant, mais d’un guide.

Appâté par une coquette somme d’argent, sonnante et trébuchante, Miron accepte l’offre.

C’est ainsi que la jeune femme et son guide se mettent en route pour une aventure bien mystérieuse, sur les traces du peuple d’Arkandil, un dieu, presque, oublié.

De l’aventure, de l’amour, du danger, ce drôle de petit couple va tout traverser !

Selon moi, ce roman a tous les ingrédients pour faire passer un bon moment, sans prise de tête à son lecteur. Pour ma part, ce fut un véritable régale, qu’est-ce qu’ils m’auront fait rire ces deux-là, tant à travers leur relation et leurs jeux de mots, que dans leurs aventures.

L’humour imprègne subrepticement cette intrigue, beaucoup plus que dans les autres productions (bon, oui je parle encore du « Vol de l’aigle ») de l’auteur, tant à travers le comportement, voir même l’apparence de certains personnages que dans les situations dans lesquelles ils se mettent.

Cela confère au récit une ambiance de vieux film d’aventure à l’eau de rose hollywoodien que j’ai particulièrement apprécié.

Outre l’ambiance, je trouve que le style de l’auteur à évolué. Sa plume me semble plus aiguisée, et plus précise que dans ses productions antérieurs. Mais cela n’est qu’un avis purement subjectif de ma part !

Mais pour être tout à fait honnête, j’ai eu un, petit, grand problème avec l’héroïne, Agape. Bien qu’elle regroupe un grand nombre de qualités que j’adore voir dans les personnages féminins ; indépendance, force de caractère, une féministe avant l’heure en somme ! Je ne suis pas parvenue à la piffer. Le fond de sa personnalité est tel, qu’il m’est impossible de l’apprécier, ne fut-ce qu’un tout petit peu…

Je termine cette chronique par une petite annonce toute simple qui se rapproche énormément d’un souhait : « Viens avec moi mon petit Miron. Abandonne cette vilaine Agape et viens avec Audrey, je vais bien m’occuper de toi ! »

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