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Au fil des pages une vie se tisse

The pink tea time club de Cécile Guillot

Nouvelle chronique ! Un roman doux comme un bonbon et qui s'accompagne sans conteste d'un bon thé noir aromatisé à l'orange et aux bleuets.  

Titre : The pink tea time club

Auteur : Cécile Guillot

Éditions : Éditions du Chat Noir

Prix : 11,90€

Pages : 122

Note : 4/5

 

Résumé : « Lottie est une jeune Londonienne bien sous tous rapports, même si elle préfère s’informer des dernières modes plutôt que d’apprendre les convenances d’une future femme à marier.

Cependant, lorsque des engeances monstrueuses sorties tout droit d’une dimension parallèle s’attaquent à elle au cours d’une promenade, la lady saute sur l’occasion de chambouler son quotidien. Mise au parfum par Mr Rabbit, un jeune horloger garant de la fermeture de ces portails, Lottie décide de partir à l’aventure. Dans son empressement passionné, elle embrigade sa sœur et sa meilleure amie avec lesquelles elle forme désormais le Pink Tea Time Club. Un groupe de lecture, en apparences, où l’on parle monstres, créatures fantastiques, royaumes féériques et autres mondes. Pour la soif de découverte, pour sauver Londres mais surtout, pour passer le temps. En toute bienséance, cela va de soi… »

 

Acquis au salon des Halliénnales de Lilles en 2016, j’avais craqué sur le stand des Éditions du Chat Noir pour sa couverture qui me promettait un voyage dans le Londres du XIXe siècle et pour les couleurs toutes poudrées de l’illustration. De plus, je connaissais déjà la plume de l’auteure pour avoir lu sa trilogie « La fille d’Hécate » que j’avais adoré.

Je voulais me faire plaisir avec un one-shot sans prise de tête, et qui m’augurai un bon moment de lecture. Cependant, bien que ce roman ait répondu à mes attentes, ces dernières n’en n’ont pas été comblées pour autant. J’en suis ressortie plutôt mitigée, à la fois satisfaite et frustrée (Je suis assez contradictoire dans mes propos, je sais !).

L’ambiance de ce roman est assez particulière, et ce, avec l’emploi d’un ton humoristique très second degré auquel je ne m’attendais absolument pas avant d’entamer ma lecture. Être plongée dans le Londres du siècle passé (enfin de l’avant-dernier siècle, puisque nous sommes au XXIe, impossible de me faire à cette idée…) et être entrainée dans une aventure farfelue et rocambolesque aux côtés de personnages extravagants à l’image de Lottie, une jeune mondaine au sens de l’esthétique exacerbé, digne ancêtre de la Barbie moderne, était pour le moins inattendu.

 

Du côté de l’intrigue, j’ai été légèrement déçue. L’idée de faire intervenir une bande de ladies et un jeune horloger pour combattre des monstres issus d’univers parallèles sous le couvert d’un club de lecture est plus qu’attrayante. Le décor dans lequel ils évoluent, les ennemis et les monstres auxquels ils font face et avec qui ils interagissent sont intéressants. Néanmoins, j’ai trouvé que l’auteure ne prenait pas suffisamment le temps de développer son univers. Ce qui est vraiment dommage quant aux possibilités effectives.

 

À la lecture, on s’aperçoit immédiatement que l’auteure s’est fait plaisir dans la construction de ses personnages. Lottie est l’antithèse de l’héroïne de base ; elle est capricieuse, immature, entêtée, superficielle, pas débrouillarde pour un sou, elle enchaîne les bourdes les unes après les autres, etc. Elle est agaçante…mais attachante malgré tout, quoique je mette quiconque au défi de s’identifier à elle ! En ce qui concerne les autres protagonistes, s’ils ne sont pas moins attachants que Lottie, ils demeurent assez peu exploités.

 

« The pink tea time club » est un roman sans prétentions, mais rédigé avec une plume experte et joliment tournée. J’ai pris beaucoup de plaisir avec les tournures de phrases choisies et avec les descriptions très imagées qui rendent l’immersion dans l’univers aisée. Cécile Guillot m’a offert un bon moment de lecture sans prise de tête et légère. Une toute autre dimension que dans ses autres romans que j’ai eu l’occasion de lire. Bien qu’un temps déstabilisée par sa touche humoristique, je m’en suis vite accoutumée, et ai pleinement profité de ma lecture.

 

Avec à peine cent vingt-deux pages, il s’agit d’un petit roman où les actions s’enchaînent à un rythme effréné. Ceci ne laisse pas vraiment au lecteur de prendre ses marques. Je n’aurai pas été contre une centaine de pages supplémentaire afin de pouvoir prendre le temps de déguster le récit à l’image d’un bon thé anglais. D’autant plus que si tout est assez rapide dans les premières parties, j’ai eu l’impression que la dernière partie du récit était précipitée pour clore le récit.

Soit, un petit roman agréable qui aurait être davantage exploité à la vue de son potentiel, mais qui n’en demeure pas moins sympathique et immersif avec des personnages variés et légèrement caricaturés qui donnent une âme au récit.

 

Venons-en à la première de couverture qui attire les yeux comme du chocolat après le Carême : elle est sublime et bien représentative du récit. Lottie (je vous avais dit qu’il y avait un air de famille avec Barbie), Rosie, la petite pieuvre, etc.

 

Je conseille : À tous ceux qui ont envie d’évasion et qui souhaitent découvrir avec douceur et humour un semblant d’univers steampunk.

Je déconseille : Aux férus d’histoire qui risquent de traquer la moindre incohérence historique, à toute personne qui a des difficultés avec le second degré, et enfin à ceux qui aiment prendre le temps avec des romans plus contemplatifs.

 

Voilà, voilà, c'est ici que je termine ma chronique. Et vous, est-ce que The pink tea time club vous fait envie ? N'hésitez pas à me le dire dans les commentaire. D'ici le prochain article je vous souhaite d'agréables lectures et je vous fait pleins de bisous !

 

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