Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
BookOver

Des livres, du thé et du bonheur

Les gens heureux lisent et boivent du café d’Agnès Martin-Lugand

Titre : Les gens heureux lisent et boivent du café

Auteur : Agnès Martin-Lugand

Éditions : Pocket

Prix : 6,30€

Pages : 187

Note : 5/5 ♥

 

Résumé : « « Ils étaient partis en chahutant dans l’escalier. […] J’avais appris qu’ils faisaient encore les pitres dans la voiture, au moment où le camion les avait percutés. Je m’étais dit qu’ils étaient morts en riant. Je m’étais dit que j’aurais voulu être avec eux. » Diane perd brusquement son mari et sa fille dans un accident de voiture. Dès lors, tout se fige en elle, à l’exception de son cœur, qui continue de battre. Obstinément. Douloureusement. Inutilement. Égarée dans les limbes du souvenir, elle ne retrouve plus le chemin de l’existence. C’est peut-être en foulant la terre d’Irlande, où elle s’exile, qu’elle apercevra la lumière au bout du tunnel. »

 

Il s’agit de la lecture que j’ai tirée de la bookjar pour le mois de novembre et que j’ai finalement lu début décembre. Je l’avais acquis dans une librairie française, l’été dernier (on joue l’économie que voulez-vous). J’avais déjà vu passer énormément d’avis très positifs sur ce titre, tant sur la blogosphère et sur Booktube, mais également dans les librairies (il faut toujours être attentif à l’avis des libraires). Cependant, c’est son titre qui m’a fait sauter le pas de l’achat. Avant même de connaître le résumé, la tire m’a parlé, il me faisait des promesses et il les a tenues.

 

Dès les premières pages, je me suis rendue compte qu’il ne s’agissait pas d’une de ces lectures éphémères. Le coup de cœur est rapidement arrivé (dès la page 12 pour être honnête). Bref, un gros coup de cœur, qui a influencé le reste de ma fin d’année et qui risque bien (heureusement) influencer le reste de ma vie. Car, à travers ce tout petit roman, c’est le sens même de la vie qui s’établi envers et contre tout.

Diane a perdu son mari et sa fille dans un accident de la route. Elle ne parvient pas à se reconstruire, un an après l’accident, elle décide de partir en Ireland, loin de tout, loin de tous ceux qui l’étouffe.

Elle ne veut pas s’en sortir, et c’est tant mieux. C’était sans compter sur la chaleur irlandaise qui va peu à peu lui réchauffer le cœur. Entre conflit de voisinage, dog-sitting, la vie continue…

 

J’ai été complétement bouleversée de suivre l’évolution de Diane et des autres personnages. Voir la douleur de Diane m’a fait sortir les mouchoirs à plus d’une reprise (tout au long du récit au fait).

À aucun moment, elle ne m’a parue antipathique ou agaçante. J’ai vraiment eu l’impression d’être elle, et qu’elle était moi.

En ce qui concerne Edward, graouuuuuuu ! C’est un personnage que j’ai eu beaucoup de mal à appréhender. Je ne sais d’ailleurs toujours pas si je préfère lui mettre une bonne claque ou si je dois lui tenir la main. Quoiqu’il en soit, j’ai été complétement emportée par leur relation et leurs interactions, entre eux, mais aussi avec les autres personnages.

 

Je ne sais pas trop quoi dire sur la plume de l’auteure. Elle m’a percutée, et même renversée. Agnès Martin-Lugand a insufflé dans ses mots toute l’intensité des sentiments du personnage principal. J’y ai retrouvé à la fois la détresse et le désespoir de Diane, mais aussi cette petite flamme vacillante qu’est l’espoir.

 

Le rythme du récit est infernal (j’entends dans le bon sens du terme). Il n’est pas biaisé, reste constant, et est ponctué de moments plus vifs et incisifs avec des accalmies. Je l’ai dévoré en quelques heures à peine.

Pour moi (comme beaucoup d’autres lecteurs si je me fie à différents sites dédiés à la lecture), il s’agit d’un excellent roman. Sans doute le meilleur que j’ai lu en 2017.

Alors oui, ce livre se termine avec une fin ouverte, qui, dans mon cas me donne envie de sauter le plus vite possible sur la suite. Le récit est ponctué de belles leçons de vie. À mon sens, l’auteure a parfaitement résumé la notion du bonheur « les gens heureux lisent et boivent du café ».

 

La première de couverture impeccable et pleine de poésie. J’aime beaucoup cette photo qui résume parfaitement le titre du roman.

 

Je conseille : À toute personne souhaitant découvrir l’arc-en-ciel des sentiments humains et qui ne sont pas rebutés de sortir la boîte de mouchoirs.

Je déconseille : À ceux qui s’attendent à de grandes actions, car s’il y a des actes symboliques, tout ce passe en douceur.

Je vous fais plein de poutous et vous dit: à tout bientôt les oursons !

Ps: N'hésitez surtout pas à me dire si vous avez lu ce livre, si vous compter lire ce livre :)

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article