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BookOver

Des livres, du thé et du bonheur

iM@mie de Susie Morgenstern

Titre : iM@mie

Auteur : Susie Morgenstern

Éditions : L’École de Loisirs (Medium)

Prix : 14,80 €

Pages : 200

Note : 3/5

 

Résumé : « À seize ans, Sam est un junkie, un accro, un drogué d'Internet et des jeux vidéo. Pour le sevrer de l'écran et sauver son âme, ses parents ont décidé de l'envoyer à Nice, en pension chez Martha, sa grand-mère, qui coule une retraite paisible, sans ordinateur, ni télévision, ni portable. Arrivé là-bas, Sam n'a rien d'autre à faire que de lire, réviser son bac de français et jouer du piano tout en se faisant dorloter par sa grand-mère. Comme cure de désintoxication, on a connu pire, et Sam admet qu'il n'est pas vraiment malheureux... Juste terriblement en manque des moyens de communication que des milliers d'années de progrès technique ont mis à la disposition de l'homme moderne. Mais ça, comment le faire comprendre à Martha ? »

 

Ça fait maintenant deux ans que je suis abonnée à « L’École des Loisirs » pour les sélections Medium et Supermax (ouais, deux d’un coup, résultat deux livres par mois viennent rejoindre ma PAL). Celui-là, je l’ai eu l’année passe (en février il me semble) et je l’ai lu cet été sur la plage si vous voulez tout savoir…moi, du retard dans mes chroniques ? Nooooooooooooooooooon.

iM@mie, c’est un titre que l’on retrouve dans la liste des lectures scolaires. Je comprends tout à fait pourquoi il s’y retrouve. Je suppose que c’est sans doute pour cela que ça n’a pas matché avec moi. J’ai trouvé l’ensemble de l’intrigue trop simpliste, les personnages trop survolés, etc.

Cependant, un lectorat plus jeune appréciera davantage.

 

Ce roman nous plonge dans le cauchemar de Sam, vivre sans ordi toute une année. Lui qui est un junkie parisien de l’ordi (c’est l’auteure qui en parle comme ça), est confié aux bons soins de sa grand-mère, Martha, paisible pensionnée vivant à Nice. Cette dernière est une réfractaire à la technologie et le seul appareil high-tech qu’elle possède, c’est son téléphone fixe. Pas le choix, Sam va devoir passer par une désintoxe informatique.

Mais ces deux générations peuvent apprendre beaucoup l’une de l’autre, c’est ce que cette grand-mère et ce petit-fils vont apprendre, ensemble.

L’intrigue est très simple, peut-être un peu trop, même pour une lecture jeunesse. Quelque part, j’ai même envie de vous dire qu’il n’y a pas vraiment d’intrigue (et encore moins de suspens).

Par contre, j’ai assez apprécié que l’auteure mette en avant que deux générations différentes puissent être complémentaires. Tout comme le fait de démontrer que la technologie n’est pas forcément un danger, à conditions de l’utiliser de manière raisonnée et de ne pas en être dépendant. Le fait que ces thèmes soient abordés avec humour et dérision (Martha qui se cache sous sa couette avec son nouveau pc tout neuf pour que Sam ne la découvre pas est à mourir de rire…ou à se taper la tête contre tous les murs de la maison, c’est selon).

 

Les deux personnages que l’on suit le plus sont : Sam et Martha (bien entendu). Martha est le personnage qui m’a le plus touché. J’ai aimé cette petite pensionnée qui voit son quotidien totalement chamboulé par l’arrivée de son petit-fils (et de sa petite copine en prime) et qui découvre la technologie et l’étendue des possibilités qu’elle lui offre. Sam et Mona (la petite copine) sont bien moins attachants. Un peu plus trop lisses.

Cependant, l’interaction entre ces deux générations se fait naturellement et est très prenante (pas assez pour m’attendrir sur leurs sorts).

Quant aux autres personnages secondaires ; les parents de Sam, ceux de Mona, amis et profs remplissent très bien leurs rôles, ils sont bien secondaires. À tel point qu’ils ne sont que de vagues apparitions dans l’intrigue que l’on oublie rapidement.

 

La plume de l’auteure n’est pas très étoffée. Elle est plutôt simple et directe. Mais contrairement à d’autre romans (même jeunesse), il y a un goût d’inachevé. Quelque chose n’est pas abouti dans le développement des personnages et l’exploitation de la langue.

C’est un roman jeunesse qui se lit très rapidement. Cependant, ce n’est pas l’impression que j’ai ressentie. Je trouvais que tout ce qui se déroulait avec lenteur et les personnages étaient mollassons dans leurs actions. Breeeeef, j’avais l’impression de traîner à une compétition d’escargots de course.

 

En résumé, cette lecture a été décevante pour moi. Des lecteurs plus jeunes pourraient y trouver leur compte. Mais en ce qui me concerne, je n’ai pas vraiment été touchée par la thématique qu’abordait le roman. Et si cette histoire transgénérationnelle est mignonne comme tout, impossible de ne pas voir les GROSSES facilités scénaristiques de l’auteure.

Est-ce pour autant un mauvais roman ? Non, assurément pas. Il a de grandes qualités, facile à lire, il aborde des thèmes actuels qui sont en adéquation avec les nouvelles générations (dixit la vielle bique derrière son clavier). J’attendais beaucoup de ce récit, et j’ai oublié qu’il s’agissait d’une œuvre avant tout destinée à la jeunesse.

 

La première de couverture ne me plait pas plus qu’elle ne me déplait. Wahou super constructif, je sais… Elle symbolise bien les thèmes abordés dans le récit.

 

Je conseille : Pour un lectorat assez jeune (entre 8-14 ans) qui pourrait apprécier l’intrigue et les thèmes abordés (qui restent d’actualité, surtout quand on sait que la Belgique vient de reconnaître la dépendance aux écrans comme maladie).

Je déconseille : À ceux qui souhaiterait lire un vrai débat sur l’influence de la technologie, passez votre chemin.

 

Une nouvelle chronique de bouclée. (oui, je sais je me réjoui d'un rien et j'en ai encore une plein qui m'attendent). Bisous bisous et à tout bientôt les oursons !

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