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BookOver

Des livres, du thé et du bonheur

L’effroyable porcelaine de Vincent Tassy

Bonjour/bonsoir/salve/hola, je vous retrouve aujourd'hui avec la chronique d'un roman jeunesse qui va vous faire frissonner de plaisir et vous glacer les sangs. Que se cache-t-il dans les yeux d'une poupée ? 

Ttre : L'effroyablle porcelaine

Auteur : Vincent Tassy

Éditions : du Chat Noir

Prix : 10€

Pages : 190 pages

Note : 4/5

 

Résumé : « Sibylle Delombre est une collégienne ordinaire. Enfin, si l’on considère qu’il est ordinaire de décorer sa chambre avec des ossements, des peluches chauves-souris, des schémas de dissection et des grimoires. Oui, Sibylle aime bien l’étrange et le mystère. Ainsi, elle a de quoi se réjouir lorsque sa mère lui propose de l’accompagner pour débarrasser un vieux château. Mais tous les objets bizarres qu’elle rêvait d’y découvrir ne sont rien en comparaison de la splendide poupée en robe noire, aux cheveux argentés comme un clair de lune, qu’elle trouve dans une chambre et qu’elle s’approprie aussitôt, séduite par sa beauté vénéneuse. Et si les cauchemars qui se mettent alors à hanter les nuits de Sibylle avaient un lien avec elle ? Et si cette poupée, aux yeux violets, au regard aussi triste que cruel, n’était pas inoffensive ? Quel terrible secret renferme l’effroyable porcelaine ? »

 

J’ai acquis ce roman trop, trop, trop, trop, trop mignon cette année, au salon des Imaginales sur le stand des Éditions du Chat Noir. J’ai craqué pour sa belle couverture violette qui me faisait de l’œil, et pour son titre qui m’intriguait. Et c’était également l’occasion de découvrir cette nouvelle collection destinée à un lectorat entre 8 et 12 ans.

Bon, cette lecture ne s’est pas révélée être un coup de cœur (quoique plus j’y pense et plus je me dis qu’elle est en train de le devenir), mais qu’est-ce que c’était bien ! Plus qu’un super roman jeunesse, j’ai découvert une histoire super sympa, bien tournée et très prenante. Un roman parfait pour découvrir le grand frisson et à mettre entre toutes les mains pour son final plein de réflexions.

 

Vincent Tassy offre à son lecteur, une ambiance particulière et originale que l’on voit rarement dans ce type de récit. Nous suivons Sybille, jeune ado qui aime le noir, la nuit, les crânes et peluches en formes de chauve-souris, pourtant rien de morbide avec ce tableau gothique plein de poésie et de romantisme dans lequel les stéréotypes vont être réduits à néant.

 

Lorsque Sybille découvre une poupée aussi jolie que la lune et toute vêtue de noir, elle l’adopte immédiatement. Mais les cauchemars qui la poursuivent dès lors, lui font croire qu’elle n’a pas affaire à une poupée ordinaire. Avec son ami Philémon, elle va tenter de percer les mystères qui entourent ce magnifique visage de porcelaine dont les yeux violets trahissent la malveillance du jouet à leur égard. Cette histoire m’a fait penser aux récits d’horreur que mes amies et moi nous racontions lors de nos soirées pyjama (ouille, ça me rajeuni pas), mais l’auteur le fait bien mieux que nous, avec moults scènes incroyables. J’ai été totalement estomaquée par le final (non, je ne le voyais pas venir, et oui c’est fracassant)

Le personnage de Sybille est attachant et lumineux, même si cela ne se devine pas au portrait que l’on tire d’elle. Elle est vraie, avec ses peurs, ses angoisses, sa famille et son courage. Mais le personnage avec qui je suis tombée en amour, c’est Philémon (TEAM PHILÉMON, TEAM PHILÉMON !!!! *hurlements de groupie*), je suis d’ailleurs un peu déçue qu’il ne soit pas davantage développé (Un récit avec lui en tête d’affiche ? Si je peux donner des idées à l’auteur, moi je dis ça, mais je dis rien…). C’est un personnage solide, qui a autant de courage que sa meilleure amie.

Les autres protagonistes ne sont pas en reste, et j’ai ressenti pour chacun d’entre eux un attachement et une tendresse auquel je ne m’attendais pas du tout.

L’écriture est pensée pour un public de jeunes lecteurs, mais ce n’est pas pour la cause qu’elle est simpliste et que l’auteur prend des raccourcis pour simplifier l’intrigue. Non ! Rien de tout ça, ce roman est sérieux et ne prend pas son lectorat pour des ignares. Certes, les actions s’enchaînent, il n’y a pas de long passage contemplatif, le vocabulaire n’est pas toujours ce qu’il y a de plus accessible (surtout pour le plus jeunes), mais rien d’insurmontable puisqu’ils sont toujours bien introduits, et ce dans un contexte clair.

 

Vous l’aurez compris, pour moi, ce livre est une petite pépite, tant au niveau du fond, que de la forme. C’est un petit roman avec beaucoup de qualités : une histoire passionnante, des thèmes forts, des personnages attachants, et SURTOUT de sublimes illustrations, de Mina M., pour lesquelles je suis tombée en amour. Elles ponctuent tout le récit, et contribuent à l’atmosphère générale de l’histoire. D’ailleurs, je vous mets ici ma préférée pour vous donner une idée.

 

Dois-je vraiment faire mention de cette première de couverture absolument magnifique ? Je trouve que c’est l’une des plus belle du catalogue cette maison d’édition. Elle donne immédiatement le ton du roman : parfait équilibre entre le lugubre et le mystère, j’adhère !

 

Je conseille : Aux petits, aux grands, aux garçons, aux filles, aux bons et mauvais lecteurs, à ceux qui aiment les histoires d’horreur, aux chasseurs de monstres et à ceux qui préfèrent se cacher sous leur couette rien qu’en entendant le vent souffler la nuit, à ceux qui pensent qu’un jouet peut être bien plus qu’un jouet, qu’un livre, bien plus qu’une histoire…

Je déconseille : À personne ! Justement, j’encourage tout le monde à le lire et à découvrir ce roman.

 

Voilà, je termine cette chronique sur cette note très positive. Dites-moi si ce roman vous tente (Foncez vous dis-je !), si vous l'avez lu n'hésitez pas à me donner votre avis dans les commentaires. Bisous, bisous !

 

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