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Au fil des pages une vie se tisse

J’ai rencontré un détraqueur, et c’était pas joli-joli

Chère lectrice, cher lecteur, cela fait un certain temps déjà que je vous ai parlé d’une idée, d’un article qui me serait très personnel, mais très loin d’être joyeux. L’idée était là, tapie dans un coin de mon cerveau, prenant le temps de se former, de se déformer pour finalement se métamorphoser en quelque chose de plus en plus complexe. Elle s’est développée, un peu insidieusement, dans mon esprit jusqu’à aujourd’hui. Je crois qu’il est grand temps que je la partage, sous peine qu’elle fasse éclater mon crâne sous la pression.

 

« J’ai rencontré un détraqueur, et c’était pas joli-joli », un titre qui pourrait prêter à faire sourire ceux qui n’ont qu’une vague connaissance de l’univers d’Harry Potter. Les autres, ceux qui savent ce qu’est un réellement un détraqueur, ce qu’il représente vraiment, ne prendront pas cet article à la légère, ne se prêteront même pas à sourire devant ce titre.

 

« Alors un détraqueur c’est quoi ? » : me diront les premiers. Et bien il s’agit d’un monstre, une chose plus qu’une créature qui s’approche de vous en silence, rependant le froid et la stérilité autour d’elle. Une fois qu’elle s’est suffisamment approchée de sa proie, elle aspire tout sentiment de joie, tous les souvenirs heureux pour ne laisser que le froid et le néant. Une fois que cette chose vous a embrassée, pompant tout ce qui vous restait d’énergie, vous perdez toute votre humanité, toute votre identité, il ne reste plus qu’une coquille vide où l’âme s’est éteinte. Pas besoin de vous en dire plus, mieux vaut ne jamais croiser leur route. Car si vous n’êtes pas capables de produire un patronus correct, votre mort est imminente. Ça, c’est la version sorcière, mais les moldus de leur côté appellent cette sensation, cet état : la dépression.

 

Je vous l’avais dit que cet article serait lourd et absolument indigeste, qu’il serait tout sauf drôle et amusant. Rassurez-vous, ce n’est qu’une page perdue au milieu du web, si ça vous déplaît ou que ça vous plombe le moral, rien ne vous empêche de fermer cette fenêtre et d’en ouvrir une où vous pourrez vous taper des barres devant des vidéos de chatons et de bébés pandas qui se cassent la figure sur un toboggan.

Mais sachez que pour les personnes souffrant de ce mal, c’est impossible. On n’efface pas la dépression d’un coup de baguette magique, on ne la fait pas disparaître en changeant de page. On doit vivre avec elle et tenter de minimiser les dégâts, qu’ils soient collatéraux ou non.

 

Mais avant de me jeter tête la première dans un maelström de propos, je vais tout d’abords vous expliquer la raison de cet article : de plus en plus autour de moi, j’entends parler, parfois à tort et à travers de burn out, de dépression, etc. Quotidiennement, j’assiste à des scènes du genre : « Un prof untel n’est pas là, soit-disant qu’il est en burn out, mon cul, c’est juste qu’il ne veut pas travailler aujourd’hui » ou encore mieux « Je ferai bien une petite dépression pour pas venir la semaine prochaine moi… », ou la palme d’or « S’ils veulent mourir, on n’a qu’à les gazés, ils arrêteront de nous emmerder. Moi ils me foutent les boules ces gens-là. ». Lorsque j’entends ce type de commentaires, ça me hérisse le poil et j’ai soudainement envie de faire passer ladite personne par la fenêtre et croyez-moi, pas besoin d’expeliarmus pour ça !

Car non ! Non, on ne choisit pas d’être totalement vidés, de ne plus avoir aucune envie, de ne pas parvenir à sortir du lit, de ne plus supporter ni les contacts physiques, ni même visuels avec les autres.

 

La mort, pourquoi est-elle envisagée selon vous ? On ne se lève pas un matin en se disant que ce serait fun de se jeter sous les roues d’un train. C’est simplement qu’à un moment donné, la douleur psychique est tellement forte, qu’on se demande si la mort n’est pas préférable à la souffrance.

 

Je venais d’avoir dix-neuf ans quand on a posé le diagnostic : dépression majeure. Un drôle adjectif pour qualifier le fait que ma vie parte en sucette, vous ne trouvez pas ?

« Majeure » ça signifie quoi ; que ma vie ne tient plus qu’à un fil, que je suis un danger pour les autres ? À l’époque, j’étais simplement frustrée, voir quasiment en pétard que l’on me colle cette étiquette. Je ne me sentais en rien quelqu’un qui faisait quoique ce soit de majeur. C’était tout le contraire même, je voulais me faire la plus petite possible, ne plus exister aux yeux des autres, ni même des miens. Je me voyais comme une ratée, une moins que rien. Je pouvais bien disparaître ça ne changerait pas la face du monde, l’école tournerait sans moi, mes connaissances oublieront vite le fait qu’elles m’avaient un jour côtoyée, ma famille ferait le deuil. Je ne serai bientôt plus qu’un visage sur une photo, un souvenir figé qui lui aussi finirait bien par disparaître.

Tel était mon état d’esprit à l’époque. Alors qu’est-ce que je faisais ? Je restais planquée sous ma couette, ne me levant que pour aller aux toilettes. Dans ces mauvaises passes-là, il m’est déjà arrivé de dormir septante-deux heures d’affilées. Bien entendu, j’avais arrêté les cours. À quoi bon, j’étais une ratée. Continuer les études ne ferait que confirmer ce que je savais déjà.

Quand ça allait un peu mieux, je m’empiffrais de tout ce que je trouvais, une véritable boulimique. Je me jetais sur le chocolat, puis le saucisson en passant par les yaourts, les chips, etc. Je ne mangeais plus à table en compagnie de mes parents, mais la nuit. Encore une manière de me subtiliser aux regards des autres.

Je me détestais, je détestais le monde extérieur, sortir était devenu une torture, je devais me préparer pendant des heures pour sortir quelques heures à peine. Je m’étais totalement repliée sur moi-même, plus rien n’existait, que ma douleur et ma honte d’exister.

Sur ce coup-là, mes parents ont été héroïques : toute centrée sur mon nombril, je ne voyais même pas ce que je leur faisais endurer. Ma mère en a perdu quinze kilos et elle tendait doucement vers la fin du rouleau elle aussi. Mon père piquait des crises dignes d’un enfant de quatre ans, lui aussi était en colère et frustré de ne pouvoir faire bouger les choses.

 

C’est ma mère qui a pris les choses en main, en nous emmenant voir une psychologue : je crois bien que c’était ça ou une hospitalisation forcée. Alternative que ni elle, ni moi ne voulions réellement envisager. Je ne dirai pas cette fameuse psy ait fait quoique ce soit pour nous sortir de ce pétrin. Mais être forcée de la voir m’insupportait tellement que j’ai tenté, du mieux que j’ai pu, de reprendre ma vie en main. C’est ainsi que je suis sortie de ce que j’appelle la phase critique, ou plutôt d’un épisode majeur de ma dépression si je dois absolument parler comme un bouquin de psychologie.

 

 

En un sens, c’est stupide de comparer cet état à un phénomène météorologique annonciateur de

nuages et de pluie. Comme si l’âme humaine était aussi simple que le ciel, quand tout va bien c’est un beau ciel bleu avec un soleil généreux, tandis que, quand tout va mal ce sont de gros nuages orageux chargés de pluie. Je n’aime pas cette image, elle est bien trop manichéenne pour refléter la réalité. Je préfère de loin l’idée qu’un détraqueur vit à mes crochets et tente de me faire du mal quand je n’ai plus assez de ressources pour produire un patronus qui tienne la route.

 

Comment une fille de dix-neuf ans ne peut-elle plus avoir suffisamment de ressources pour son patronus ? (Oui, là je vais parler de moi à la troisième personne alors serres bien les dents si ce genre de passages t’indisposent.) Ça commence peut-être par le fait qu’elle n’a jamais eu une très grande estime d’elle-même, qu’elle a toujours eu peur de ce que pensait les autres, qu’elle se trouvait différente et ne comprenait pas pourquoi. Honnêtement, je ne sais pas exactement ce qui m’a fait chavirer d’une ado un peu mal dans sa peau à une épave pseudo-humaine. Mais je peux vous assurer que le détraqueur me tournait autour depuis un sacré bout de temps avant qu’il ne parvienne à poser ses lèvres sur les miennes.

À seize ans, j’ai fait la rencontre d’un professeur de français dont les remarques acerbes, tant sur le milieu social dont je suis issue, que sur mon physique, mes capacités intellectuelles, me pourrissaient la vie. Aujourd’hui encore, je fulmine à l’idée de n’avoir eu aucun moyen de me défendre, j’avais seize ans, j’étais encore un bébé sur le plan de la répartie.

Si déjà je n’avais pas énormément confiance en moi, ce professeur l’a achevée. Mes parents m’ont changé d’établissement, mais j’avais déjà totalement perdu foi dans les relations humaines. Je me retrouvais de nouveau isolée, et quand on débarque en rhéto (la terminale en Belgique) dans ce type de contexte, ça n’aide pas.

C’est là où j’ai commencé à sécher les cours, un peu, puis de plus en plus. J’ai fait le strict minimum pour obtenir mon diplôme. C’est durant cet été-là que le détraqueur m’a prise entre ses serres et que la descente aux enfers m’a semblée interminable.

Le choix des études supérieurs a été un calvaire (je vous rappelle que j’étais une moins que rien, alors les études dans ces cas-là, et même l’avenir en général n’est pas un sujet très significatif). J’ai fini par choisir les soins infirmiers, au dernier moment. J’y ai pas fait long feu, car pour être honnête, je détestais ça, les gens, tout. C’est là qu’à débarquer l’épisode dépressif majeure.

Après cette année de perdue aux yeux de la société et de certains membres de ma famille. Parce que oui, soyons claire, tenter de se reconstruire mentalement n’est pas un job important ou ayant une quelconque valeur marchande. J’ai fini par m’orienter vers des études universitaires. Ce fut les plus belles années que j’ai connues jusqu’à ce jour. J’ai eu un petit-ami, je m’étais fait des amis, j’avais débuté un cheminement vers l’autonomie en vivant en kot. De l’extérieur, je paraissais être une fille plutôt sympa et timide, un peu bizarre aussi. Mais sur le plan émotionnel et psychologique, j’étais encore faible, le jugement des autres, la rigueur demandée en cours, tout était compliqué et je faisais quelques petites rechutes. Ce qui m’a grandement handicapée dans mon cursus.

Après un nouvel échec retentissant j’ai dû changer de filière et me suis retrouvée, un peu par hasard, à faire des études que je n’aime pas plus que ça, et retour au domicile familial. Bref, j’ai dû quitter mes amis, des études que j’aimais, une ville extraordinaire, et mon autonomie. Vous la voyez revenir la rechute extraordinaire ?

J’ai un peu l’impression de subit ma vie, plus que de la vivre. D’être ballotée par le vent et de me retrouver chaque jour un peu plus dans une merde sans nom. Alors je pleure comme un veau. Je ne peux pas m’empêcher d’imaginer un gros nuage noir chargé de pluie et de poisse au-dedans de moi, note que ça expliquerait la quantité de larmes.

C’est vrai, communément dans ce que l’on appelle les mauvais jours, je peux passer une journée entière à pleurer sans discontinuer. Inutile de préciser que je ne vais pas en cours ces jours-là, je n’en ai tout simplement pas la force, ni l’envie. Et puis pleurnicher devant tout le monde n’est pas envisageable, mon énergie servant principalement à tenter d’endiguer les flots, de reconstruire le voile qui me sert de rempart entre le néant et la survie. Car ce n’est pas dans cet état-là que l’on vit, je peux bien vous le dire.

 

Le bonheur est une denrée rare qu’il faut apprendre à cultiver. Certaines personnes ne s’en rendent même pas compte, ou alors sont trop mesquines pour l’avouer. Je trouve que notre société s’oriente doucement vers des valeurs où il n’y a plus de place pour l’humain. Les personnes différentes et plus sensibles sur le plan psychologique n’y ont plus réellement de place, sont décrites comme étant faibles, inutiles, voir nuisibles au bon fonctionnement de la machine sociétale. Et alors que leur potager est plus aride que celui des autres, on leur envoie une nouvelle calamité (sauterelles, sécheresse, pluies diluviennes c’est au choix). Leur psychisme est déjà affaibli et on dresse de nouveaux obstacles à leur encontre, c’est injuste. On appuie sur leur faiblesse pour leur faire plus mal, consciemment ou non.

En ce qui me concerne, la vie n’est pas facile tous les jours, c’est la règle du jeu. Mais j’ai à présent suffisamment de recul pour voir cette faiblesse comme une force. Mais ça a pris du temps pour se mettre en place, et du temps, on ne nous en laisse plus énormément.

Certes, je vais mieux et j’espère que de jour en jour, de mois en mois, d’année en année, je deviendrai plus forte et que je pourrai balancer un patronus assez puissant pour chasser, voir même détruire définitivement le détraqueur qui oserait me coller de trop près.

D’un autre côté, j’ai également conscience de ce que ce détraqueur m’a pris : je suis moins tolérante, mon optimisme s’est amoindri, j’ai un regard plus critique sur les choses qui m’entourent, je suis plus acerbe et rancunière, je n’accorde plus ma pleine confiance à quiconque, je porte un masque… Oui, j’ai changé, peut-être pas en mieux, mais après tout ma survie en dépendait, non ?

 

Voilà, je vous ai dit ce que j’avais sur le cœur, je vous ai parlé de mon expérience. Bien entendu, je ne me suis pas étendue dans les détails, mais je trouve que c’est déjà un grand pas d’aborder le sujet.

C’était le bon moment pour moi en tout cas. Je ne suis pas psychologue, loin de là, tout ce que je viens de dire concerne uniquement mon expérience personnelle, des réflexions que je me suis fait vis-à-vis de ce que j’ai vécu. C’est mon regard de jeune adulte sur le vécu d’une adolescente, peut-être que dans dix ans mon point de vue aura changé.

 

J’espère que certains ont eu la possibilité de comprendre que la dépression n’est pas une excuse bidon pour ne pas aller en cours/au travail, qu’il s’agit d’une souffrance réelle, du pourquoi je me montre si révoltée face aux réflexions d’une société soi-disant bien-pensante également.

Et si certains ont un détraqueur qui leur colle aux fesses, l’important est de ne pas s’enfermer dans un mutisme honteux, mais d’en parler, d’extérioriser cette douleur. On ne devrait pas avoir honte de pleurer parce que l’on a mal, même si la blessure est invisible. Être malheureux, avoir des moments de vide, c’est naturel, néanmoins, il ne faut pas chasser le bonheur de nos vies pour autant.

Mais surtout, n’oubliez pas que vous avez en vous toutes les ressources nécessaires pour produire un patronus, mais comme Harry, il est parfois nécessaire de trouver le professeur Lupin qui saura vous apprendre le sortilège et la bonne manière de le lancer.  

 

Expecto patronum !

 

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Aurore 13/08/2017 23:17

Cœur sur toi <3

Audrey Billiet 14/08/2017 02:17

Merci <3

Neko/Kelly 09/07/2017 14:45

Coucou ma Luna,

Oui pour moi, tu seras à vie Luna et puis ce surnom te vas tellement bien je trouve... Enfin, ceci n'est pas le sujet.

Tu en avais tellement sur le cœur et en même temps je comprend parfaitement que ce ne soit pas simple d'en parler. Mais je suis sûre d'une chose, que tu te relèveras et seras plus forte, que ta magie le sera également tout comme ton Patronus. Les Détraqueurs seront certes toujours là, tapis quelque part, mais tu sauras les battre petit à petit. Si c'était le bon moment, pour toi, de mettre des mots sur tout cela et d'en parler sur ton blog c'est que c'était le cas. Tu es la Serpentard que j'ai le plus envie de câliner et je mets de côté quelques petits trucs pour toi pour le moment (mais je ne t'en dirai pas plus, sinon ça ne serai pas une surprise... Je n'ai même pas sût fêter dignement ton anniversaire cette année et cela m'agace...) en espérant voir/revoir ton sourire. Promis, il n'y aura pas de poils dans ce que tu recevras, même si ils sont tout doux et servent dans les nids des oiseaux.

Tu sais que je laisse peu de commentaires, je commence seulement à en laisser de plus en plus depuis quelques temps, mais il m'arrive d'avoir toujours du mal. Pourtant, je ne pouvais pas passer par ici sans t'en laisser un, te faire savoir que je serai là - même si j'ai moi-même mes hauts et mes bas - et puis tu es une personne très intelligente. Tout du moins à mes yeux. Intelligente, sensible, à l'écoute même dans les pires moments, courageuse également. En fait, je suis presque certaine qu'un certain Choixpeau magique aurait du mal, au début, à te placer dans une maison tant tu as de qualités et ce même si tu es une Serpentard pure souche. Mais une Serpentard ayant bon cœur, une ne se basant pas sur le sang ou sur la famille en elle-même.

J'espère pouvoir te voir durant les vacances, même si ce n'est qu'une petite heure ou une journée. Discuter de tout et de rien, même de petites choses futiles petite sorcière. La pluie, le beau temps, ce petit pays où nous vivons, le quotidien, les rires, les larmes, les découvertes et encore tout plein d'autres choses.

J'aimerais bien être une petite fée pour venir t'embêter ou avoir une chouette pour te l'envoyer, joyeusement, avec une belle dose d'optimisme magique. Poussière de fée, poussière d'étoiles, petits éléments pouvant sembler anodins et étant pourtant terriblement important. D'ailleurs, je ne te remercierai jamais assez d'avoir été présente - malgré la distance - lorsqu'un certain événement c'est produit. Sincèrement, merci... Merci d'avoir été une petite lumière m'ayant évité de sombrer totalement et de reprendre courage.

Et surtout, sache que je suis fière de toi. Je le serai toujours même et ce peu importe ce qu'il arrive, ce qu'il s'est passé. Tu es toi, Luna, une personne qui compte, une personne qui vit et sache que je suis contente de te connaître, que je ne dois pas être la seule et que tu as une place importante pour pas mal de gens.

J'ai écrit un petit pavé malgré moi, mais l'ordi commence déjà à me faire sentir que ça devient rude pour lui. Il aurait bien besoin de vacances, lui aussi...

Profites des rayons du soleil, de cette douce chaleur parfois étouffante et si les ténèbres reviennent utilise ton Patronus. Il sera déjà bien plus puissant que durant ces périodes sombres et sera également l'être te protégeant le mieux.

Passe une belle journée, emplie de rêves, de découvertes et de lumière.

Audrey Billiet 09/07/2017 18:50

Merci Kelly !
Je suis certaine que nous nous verrons cet été, je n'ai pas grand chose à faire en plus.

Oui, c'était le bon moment pour parler de ça, ça devait sortir et j'espère que si certains tombent sur cet article cela les aidera. En tout cas, tes mots me vont droit au cœur.
Bisous