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Au fil des pages une vie se tisse

Psi Changeling T1 : Esclave des sens de Nalini Singh

Bonsoir à toutes et tous, revoici une chronique (vouiiiiiiiiiii !) sur le blog. J’ai lu ce roman au début du mois de mars et honnêtement, j’ai adoré.

 

 

Titre : Psi Changeling : Esclave des sens

Auteur : Nalini Singh

Éditions : Milady

Prix : 8,20 €

Pages : 416

Note : 4/5

 

Résumé : « Lucas Hunter est en chasse. Une de ses compagnes de meute a été assassinée et l'homme panthère ne reculera devant rien pour capturer son meurtrier, même s'il doit séduire Sascha Duncan, la froide Psi. Pourtant, l'homme comme sa bête ne peuvent s'empêcher d'être immédiatement fascinés par la jeune femme. Une terrible guerre est sur le point d'éclater, mais c'est la bataille qui fait rage dans le cœur de Sascha qui pourrait tout changer. Les siens ont éradiqué leurs émotions depuis des générations. Sascha, elle, est différente. Et le tourbillon de sensations qui l'emporte quand elle est en compagnie de cet inquiétant prédateur pourrait bien précipiter sa chute. Leurs cœurs l'emporteront-ils sur leurs raisons ? »

Je connaissais déjà l’une des séries de Nalini Singh : « Guild hunter », qui est simplement l’une des meilleurs que j’ai lue dans le genre. Je m’étais donc juré qu’un jour j’entamerai celle-ci. Lors de l’un de mes passages à la bibliothèque de ma ville j’ai remarqué cette série dans l’un des rayonnages. Les premiers volumes ayant été empruntés, impossible de me lancer. Je gardais donc à l’œil cette zone à chacun de mes passages. Quand j’ai vu que le premier tome était disponible, j’ai sauté sur l’occasion (ce n’est pas comme si j’avais une PAL grosse comme le Mont-Blanc à la maison).

Avant tout, j’étais déjà super emballée par les promesses de la quatrième de couverture, et je n’ai pas été déçue par la lecture du roman. Il a vraiment frôlé le coup de cœur de très près. Cependant, s’il n’en ait pas devenu un, c’est parce que ce premier tome connaît quelques faiblesses : dont le fait que j’ai été capable de déterminer l’aboutissement du récit avant même d’être arrivée à la moitié du roman. Alors, oui je l’ai lu jusqu’au bout car j’étais curieuse de connaître la façon dont les personnages s’en sortiraient. Toutefois, cela reste une lecture plaisante et j’ai vraiment hâte de lire la suite !

 

L’auteur nous immerge dans un univers riche et fascinant d’urban-fantasy pas si éloigné du nôtre. La société est divisée en plusieurs factions de différentes espèces (si on peut les qualifier ainsi). Chaque espèce ayant sa propre particularité. On suit les Psi (des gens froids et très cérébraux) et les Changeling (très proches de la nature et capables de se métamorphoser en animaux diverses et variés).

J’ai particulièrement apprécié cet élément dans le roman ; une sorte de transfiguration de notre société à travers ces deux penchants de courant que l’on connaît actuellement.

Inutile de m’étendre en long et en large sur le sujet, mais vous l’aurez compris ces deux factions ne sont pas particulièrement en bon terme. Mais il peut arriver, en de rares occasions, qu’ils travaillent ensemble. Sascha, une Psi avec quelques disfonctionnements se retrouve à collaborer avec un chef Changelling, Lucas. Ils finiront par faire équipe dans une enquête qui les mènera dans à la recherche d’un mystérieux assassin.

Je ne peux pas nier que cette intrigue n’est pas une innovation dans le genre, cependant elle est tournée de telle manière que le lecteur participe pleinement au récit. De mon côté, bien que l’on évolue dans un monde fantastique, j’ai trouvé que les relations entre les personnages étaient criantes de réalisme. Les liens se tissent lentement entre eux et les sentiments mettent du temps à se clarifier.

En revanche, je regrette que les personnalités des protagonistes se tournent si facilement vers les extrêmes. L’attachement devient rapidement de la surprotection, la vengeance est glaciale, sans que la raison de cela ne soit jamais remise en cause. Et au final, je suis légèrement déçue que l’on ne se soit pas plus attardé sur certains personnages plutôt que d’autres. On ne s’attarde pas trop sur la nature profonde des Changelings alors qu’il serait intéressant de creuser un peu plus le sujet.

Quant à l’écriture de l’auteur, pour moi c’est un régal. On ne sent à aucun instant de lourdeur dans le style, et il n’y a pas trop de répétitions. Et en somme, les tournures de phrases sont assez simplistes, mais efficace sans palabre. Maintenant, cela reste une traduction, mais ma lecture n’a souffert d’aucun souci à ce niveau. Je trouve que ce premier tome se laissait lire et on ne voit pas défiler le nombre de pages.

J’ai trouvé que l’ensemble se tenait bien, qu’il y avait une logique implacable aux enchaînements d’événements et d’action. Oui, il s’agit bien d’un monde imaginaire, mais l’ensemble est vraiment cohérent. En revanche, le gros hic pour ma part, c’est l’identité du meurtrier. Ça manque de suspense, j’ai rapidement été en mesure de l’identifier et même si l’auteur est parvenue à semer le trouble quelques instants, il n’y a pas de réel surprise quand les héros l’identifient.

 

En ce qui concerne la couverture, je n’ai pas d’avis bien tranché dessus. C’est un montage photo qui ne m’apparaît pas comme étant révolutionnaire. (bon le mec est à mon goût, mais à part ça…)

 

Je conseille ce premier tome à tous ceux qui veulent lire du bit-lit dont l’univers ne se calque pas trop sur des univers connus utilisés parfois à outrance dans ce genre. Les personnages demeurent attachants et pour qui on espère le meilleur.

Je déconseille à ceux qui sont d’emblée rebutés par les romances paranormales parsemée d’une vision manichéenne du monde.

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Aurore 27/03/2017 19:34

Héééé ça a l'air trop bien. Je vais peut-être commencer à lire des bouquins de ce genre, ça ne m'avait jamais tenté jusque là!
Par contre, les gifs...HAAAAAAA je devais relire 50x la même phrase parce qu'ils me faisaient tiquer (surtout celui avec Harley Quinn, il va vite) :D

Audrey Billiet 28/03/2017 20:58

Hello Aurore, la bit-lit c'est assez classe comme genre littéraire ;) bon, pas toujours recherché et il faut bien choisir ses titres sinon les récits deviennent rapidement redondant. Les gifs empêchent vraiment la lisibilité du texte ? Où c'est juste parce qu'ils déconcentrent le lecteur ? Moi je les trouve fun, j'éssaye de les faire coller le plus possible à ma voix intérieur/conscience/auto-représentation intérieur (appelle ça comme tu veux).