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Au fil des pages une vie se tisse

SPQR: Sono Pazzi Questi Romani !

 

Senatus populus que romanus

Hello les amis et lecteurs perdus au fin fond des méandres d’internet !

Ça fait un certain temps déjà que je n’ai absolument rien posté, ni sur le blog, ni sur la page Facebook. J’étais en plein dans ma phase : « À quoi bon ? » et « Est-ce que je suis heureuse de faire ce que je fais ? ». Après un beau moment de latence où, telle une autruche, j’avais la tête enfouie dans le sable, je me suis rendue compte qu’écrire et partager mes lectures me manquais terriblement.

Néanmoins, je ne suis plus certaine de vouloir m’enfermer absolument dans un carcan, où seules mes lectures transparaitraient. Si elles demeurent importantes pour moi, voir quasiment vitales, elles ne sont cependant pas l’unique trait de ma personnalité et ne sont pas l’unique sujet sur lequel je souhaite écrire/partager.

J’en dévoilerai davantage dans un autre article, mais pour le moment, je vous propose de recommencer l’activité de ce blog tout en douceur avec un type d’article différent de la chronique livresque : un billet voyage.

Pour moi, il s’agit d’une première, donc soyez indulgents. D’ailleurs, je comprendrai également que vous n’ayez aucune envie de lire ça. Voyez ceci comme une expérimentation de ma part, afin d’écrire quelque chose plus penché sur le life style, radicalement différent et qui change de mes billets ordinaires.

À Noël, mon papa a eu l’excellente idée d’offrir aux femmes de la maison (c’est-à-dire à ma maman et à moi) un voyage de quatre jours à Rome.

Rien qu’à l’idée de retourner dans la ville éternelle j’étais sur un petit nuage. 

Ayant assisté mon père dans les démarches de réservations pour le vol aller-retour, l’hôtel, les navettes, ainsi que les entrées pour les musées du Vatican et le Forum romain/Colisée/Palatin ce voyage aurait dû m’apparaître comme concret et éminent. Mais ce n’est qu’assise dans l’avion qui nous menait vers l’Italie que je me suis rendue compte que ce n’était pas un rêve.

ange du pont de angelo

Rome est une cité qui a connu mille vies et qui a traversé les époques. De la grande République à la ville médiévale siège de l’Église catholique, elle est aujourd’hui une capitale dynamique et en effervescence constante.

Destination touristique courue, il a y a tant à voir et à vivre qu’une semaine n’y suffit pas, alors quatre jours… Ayant visité la ville une première fois lors d’un voyage organisé par le cercle étudiant de mon ancienne faculté, j’avais déjà eu l’occasion de goûter à la dolce vita si typique de l’Italie. En revanche, pour ma maman, il s’agissait d’une première. Nous avions donc convenu à l’avance que nous visiterions les grands sites incontournables de la ville.

Jour 1 : Arrivée et bain de soleil dans le parc Borghèse

Nous sommes parties très tôt le lundi matin pour prendre un vol Ryanair à Charleroi (Et une fois pour toute, c’est une hérésie de d’appeler et aéroport Bruxelles-Sud, c’est comme si l’on renommait l’aéroport de Carcassonne : Paris Sud-Est ! Inimaginable n’est-ce pas ?).

Bref, nous sommes arrivées sur le sol italien vers 9 heures et avons embarqués dans une navette, case obligatoire pour rejoindre la ville sans se ruiner. Après 40 min de trajet, nous sommes arrivées dans le quartier de Termini. De là, nous n’avons eu qu’à monter dans le premier métro qui s’arrêtait à la station de la piazza de Spagna. Encore 10 min de marche avec nos valises et nous avons rejoint notre hôtel. Accueillies pratiquement comme des reines, nous avons profité du beau temps et que notre chambre n’était pas encore apprêtée pour aller nous balader dans le quartier :

Piazza de Spagna, escaliers de la Trinità del monti

Piazza de Spagna, les escaliers de la Trinità del monti, incursion dans le parc de la villa Borghèse pour ensuite redescendre piazza del Popolo et déguster une glace italienne dans une petite crèmerie sur le chemin du mausolée d’Auguste, passer par l’église Saint Roch pour achever notre balade devant la fontaine de Trevi où une foule compacte faisait crépiter les appareils photos.

Jour 2 : La Rome Antique ou comment marcher dans les pas des sénateurs

Après un petit déjeuner très copieux, nous nous sommes mises en route pour une journée sur le thème antique. Au programme : le Colisée, le Forum, et le Palatin.

J’avais au préalable acheté sur le site officiel de l’office du tourisme de la ville. Ce qui nous priva des réjouissances que sont les files d’attentes pour le Colisée.

Arrivées à l’ouverture du monument nous avons eu tout le temps nécessaire pour en faire le tour sans que ça soit la cohue générale. Nous sommes ensuite allées visiter le Forum romain et déambuler dans ses ruines pour entamer, en début d’après-midi, le Palatin et admirer le Circus Maximus d’en haut.

Vue du Forum

Nous avons passé le reste de l’après-midi à nous balader dans le quartier du Panthéon et à manger une glace à tomber par terre dans une rue annexe de cet ancien temple devenu église.

Gelato romani

Attention, ce dernier point n’est peut-être qu’un détail pour vous, mais il a toute son importance puisqu’en tant qu’église, des cérémonies religieuses peuvent avoir lieu. Dès lors, les portes de ce bâtiment sont fermées durant tout l’office religieux.

Vérifiez bien les horaires des messes si vous comptez passer par là.

 

Jour 3 : La Rome Vaticane, marée jaune et ballade dans le Janicule

Notre troisième journée était destinée à la visite des Musées du Vatican (là aussi j’avais déjà réservé les billets en ligne, coupes file idéales). À savoir que le mercredi matin, le pape organise une audience public, il y a donc d’office moins de monde pour les musées que les autres jours.

Nous y étions pour l’ouverture et avons pu admirer la Chapelle Sixtine alors que celle-ci était pratiquement vide. Un véritable luxe.Fragment de la naissance d'Adam (prise sur internet car photos interdites dans la Chapelle Sixtine)

En revanche, ce ne fut pas la même histoire pour les chambres de Raphael (qui sont en pleine restauration) où il y avait tellement de monde qu’il était impossible de voir le sol.

Faites également attention aux selfie-sticks très appréciées des touristes, en particulier asiatiques qui ne font pas particulièrement attention aux autres et qui risquent à tout moment de vous assommer ou de vous pousser dans les escaliers (ça sent le vécu non ?).

Le château Saint Ange, ancienne forteresse des Papes. Autrefois mausolée de l'empereur Hadrien

Après toute l’agitation de la matinée et ces flots humains, nous voulions une après-midi plus tranquille. Nous avons donc opté pour une promenade dans le Janicule, loin de la foule. Une alternative entre une balade bucolique et sportive (car ça monte !). Vue de Rome sur le Janicule

Nous avons terminé dans le Trastavere, qui selon moi est le quartier le plus typique de Rome, avec ses petites ruelles et ses places.

L’incontournable en sortant de ce quartier ? L’île Tibérine qui vaut le détour.

Jour 4 : Valise sous les yeux et départ animé

Pour ce dernier jour, nous étions complétement lessivées. Mais nous nous sommes tout de même levées assez tôt et avons déjeuné à notre aise avant de compléter nos valises.

Ainsi, nous pouvions aller voir la place Navona avec la célèbre fontaine des quatre fleuves (Quattro fiumi). Honnêtement, j’étais bien trop épuisée par les jours précédents pour bien en profiter. Comme on dit par chez nous, je n’avais plus totalement les yeux en face des trous (Grâce et distinction bonjour !).

La fontaine des Quatre Fleuves

Nous avons quitté la chambre et pris le métro dans le sens inverse du premier jour. Pour nous retrouver à la gare de Termini (quartier que je déteste) et avons attendus, encore et encore, pour prendre la navette vers l’aéroport. Où nous avons assisté à une scène apocalyptique puisqu’il n’y avait pas assez de place dans la navette pour tout le monde (l’employée ayant eu l’extrême intelligence de vendre une cinquantaine de tickets alors qu’il y avait déjà pas mal de réservations en ligne.

On pourrait décrire Rome avec cette phrase emblématique: « Senatus populus que romanus » qui signifie « le sénat et le peuple romain ». Mais je préfère de loin la version d’Obélix (voir le titre). Ils sont fous ces Romains !

Pourquoi ? À vous de le découvrir, car en ce qui me concerne, ce qui se passe à Rome, reste à Rome.

 

Les infos utiles :

  • Terravision : Avec un trajet pour 4 euros, c’est la compagnie la plus compétitive, mais les employés sont plus qu’antipathiques. De plus, le style de conduite des chauffeurs laisse vraiment, VRAIMENT, à désirer, ressemblant davantage à un taxi-frousse de Madagascar qu’à celle d’une compagnie européenne. Petit plus ayant toute son importance, je vous conseille de commander en ligne votre ticket (et de l’imprimer sinon il n’est pas valable), bien qu’en l’achetant auprès de l’employer sur les lieux le prix reste identique, mais surtout, vous serez assurés d’avoir votre place pour le car à l’heure désirée. À certaines heures on pourrait se croire en pleine apocalypse, soyez donc prévoyants et arrivez entre 30 et 20 min avant l’heure indiquée.

 

  • Guides de voyage : Il y en a plein et pour tous les goûts et toutes les bourses, à vous d’établir celui qui vous conviendra le mieux. Pour ma part j’avais pris avec moi l’édition 2013 du Routard que j’utilisais surtout pour trouver de bonnes tables à petits prix (jamais déçue). L’édition 2016 du Petit futé qui me donnait de chouettes anecdotesMes références utilisées pour le voyage et des idées de visites originales. J’avais également le Guides Voir des éditions hachette publier en 2015, celui-là c’était ma Bible, il regorge de photos, plans et explications bien détaillées et donne de chouettes idées de balades dans tous les quartiers de la cité et à ses alentours également.

Mes petites adresses chinées et recommandées : (testées et approuvées)

  • L’hôtel Mozart (23 via dei Greci) : Un super petit quatre étoiles situer pile entre la piazza de Spagna et la piazza del Popolo. Un personnel sympathique, un bon service. Propreté et cosytude en force. Beaucoup de resto, cafés et snack à proximité. Attention à la taxe de séjour qui n’est pas comprise dans le prix de base et que vous devrez payer en quitter l’établissement. Pour nous elle était de 4 euros par personne et par nuitée. À noter que cette taxe n’existe pas dans les auberges de jeunesse.

Délices romains

  • Gabriello (51 via Vittoria, dans le quartier de la piazza de Spagna) : Bien manger sous des voûtes de pierre, dans une ambiance détendue. C’est l’adresse que je retiens de ce séjour. Le patron se coupe en quatre pour les clients, et le personnel est très sympathique. De plus, la cuisine est à se damner. Si vous passez par-là, goûter absolument leur pana cota aux fruits rouges.
  • Trattoria Otello all a Concordia (81 via della Croce, dans le quartier de la piazza de Spagna) : Pour entrer dans cette trattoria très familiale, il faut passer sous un grand porche qui donne sur une coure extérieur. La cuisine y est simple, traditionnelle, pas chère et excellente.
  • Ba’Gheto Milky (57 via Portico d’Ottavia, dans le quartier du Campo de Fiori) : En plein cœur du Ghetto juif, vous y retrouverez la cuisine judéo-romaine à son apogée. Avec des plats travaillés et délicieux dans une ambiance cosy.

Et bien voilà, ce billet voyage touche à sa fin. Qu’en avez-vous pensé ?

Dites-moi en commentaires si un séjour dans la ville éternelle vous tenterait bien, ou si vous y avez déjà été, qu’avez-vous visité ?

 

En attendant vos commentaires, je vous fait pleins de poutous baveux ! 

 

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