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Au fil des pages une vie se tisse

Murena, le cycle de la mère (T1-4) de Dufaux et Delaby

Murena, le cycle de la mère (T1-4) de Dufaux et Delaby

Murena, le cycle de la mère (T1-4) de Dufaux et Delaby chez les éditions Dargaud.

Depuis quelques temps, j’avais envie de me plonger dans une lecture moins contraignante qu’un roman ou une nouvelle.

La bande-dessinée se profilait donc doucement, mais surement pour jouer ce rôle. Pourtant, je dois vous avouer que je ne suis vraiment pas, mais vraiment pas une grande amatrice de BD. Ce serait même plutôt le contraire.

J’ai bien entendu lu des BD lorsque j’étais enfant, mais j’avais beaucoup de mal à assimiler à la fois les informations du texte et des illustrations. Je me perdais dans ma lecture et, en générale je ne prenais même plus la peine de lire le texte, je refermais la BD agacée et passais à autre chose.

Cette difficulté était dus à ma dyslexie, ne parvenant pas à me repérer dans l’espace, les mots s’emmêlaient aux illustrations et devenaient incompréhensibles.

À présent avec quelques années de lecture derrière moi, c’est plus sereinement que j’aborde la lecture de bandes-dessinées. J’ai appris à faire avec ma dyslexie et à plutôt bien gérer les textes plus disparates et entrecoupés (typiques des bandes-dessinées).

Comme dit plus haut, j’avais donc envie de me plonger dans une lecture plaisir, avec laquelle je passerai un bon moment de détente. Mon choix s’est porté sur Murena grâce aux conseils et avis de Maureen du Bazar de la littérature qui, elle avait énormément apprécié cette série (oui, comme je regarde souvent sa chaîne et son blog, c’est normal qu’elle soit une source d’inspiration livresque).

J’ai donc emprunté le premier cycle de la série à la bibliothèque, et j’ai bien fait !

Nous plongeons dans l’impitoyable univers de l’empire romain pour assister aux différentes étapes de l’accession au pouvoir par le jeune Néron.

Dans l’ombre, les agissements de sa mère, la féroce Agrippine use et abuse de toute l’étendue de son pouvoir pour placer son fils au sommet de l’État, n’hésitant pas à corrompre, et commettre des méfaits pour parvenir à ses fins.

Plonger dans ce maelström par l’assassinat de sa mère, Lucius Murena tantôt ami, tantôt ennemi de Néron tente de suivre la voie de la justice.

L’histoire romaine est une thématique que j’apprécie retrouver dans un roman, un film ou une série. Bien que je ne sois pas une spécialiste de cette époque, j’ai vraiment eu l’impression que le scénariste ainsi que l’illustrateur se sont fiés à des sources solides pour réaliser cette série. D’ailleurs, je les loue d’avoir pensé à insérer un petit lexique explicatif début de chaque tome pour certains mots ou faits un peu complexes.

Mais pour moi, ce qui est vraiment important dans une BD, ce n’est pas tant l’histoire, même si elle a plutôt intérêt à être bien ficelée et à avoir un scénario qui se tient, ce sont surtout les illustrations qui jouent un rôle principal. Si elles ne sont pas réussies ou que leur design ne me plaît pas, alors ce n’est même pas la peine que j’ouvre la BD.

Dans ce cas-ci, j’ai adoré les illustrations de Delaby. J’ai vraiment été bluffée par le foisonnement de détails qui s’étendait jusque dans les plis des tuniques.

Il se dégageait des planches une impression de mouvements, à tel point que j’avais davantage l’impression de regarder un film animé plutôt qu’une image statique. L’ensemble me donnait vraiment l’impression d’être à Rome aux côtés des protagonistes, l’odeur de la ville en moins.

En ce qui concerne les échanges textuels, ils sont riches et bien organisés. J’ai quelques fois estimé qu’ils n’étaient pas forcément nécessaires à l’avancé du récit, mais, ils nous plongent indéniablement dans l’ambiance souhaitée pour le récit.

Le petit mot sur la première de couverture : Je trouve cette illustration terrible (dans le bon sens). À la fois belle et inquiétante Agrippine tient une pose de commandant. Et c’est plus ou moins ce qu’elle est durant une grande partie de l’histoire. En revanche, cette tête de méduse est simplement terrifiante.

Murena fut une super découverte, j’ai adoré les dessins et l’histoire qui nous est racontée. Si on se met immédiatement à haïr certains personnages, d’autres nous apparaissent comme sympathiques, mais rien n’est définitif !

Certes, j’ai été incapable de m’identifier à un seul personnage (ils sont parfois trop extrêmes dans leurs actions/pensées), mais le récit n’en est que plus captivant.

Il y a pas mal de rebondissements et j’en suis venue à trembler pour mes personnages chouchous.

Au fait, ai-je déjà dit que j’adorais les illustrations ?

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