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Au fil des pages une vie se tisse

La passe-miroir T1 Les fiancés de l’hiver de Christelle Dabos

Aujourd’hui, je vous présente LE GRAND COUP DE CŒUR DE L’ANNÉE 2015 !

J’avoue que depuis quelques temps, je ne cesse de vous présenter des coups de cœur sur le blog. Mais ce n’est pas vraiment ma faute, j’ai pris énormément de retard dans mes chroniques (bon, là c’est un peu beaucoup ma faute tout de même). Donc, je tente presque désespérément de combler ce retard, ne respectant pas toujours l’ordre chronologique dans lequel j’ai lu mes lectures. Ce qui signifie que les coups de cœur d’hier croisent ceux d’aujourd’hui, et non que dès que je termine un livre celui-ci devient automatiquement un coup de cœur.


Ceci étant dit, si je continuai ma chronique ?
La passe-miroir T1 Les fiancés de l’hiver de Christelle Dabos

La passe-miroir T1 : Les fiancés de l’hiver de Christelle Dabos, aux éditions Gallimard jeunesse.

J’ai acquis ce premier tome de La passe-miroir il y a un petit bout de temps déjà. J’avoue avoir complétement flashé sur sa magnifique couverture. Je pensais, par ailleurs, intégrer ce livre au challenge Cold Winter de 2014. Malheureusement, suite à une très mauvaise gestion de temps, cette lecture ne s’est pas opérée.

De plus, très rapidement j’ai vu fleurir une multitude d’avis très positifs et enthousiastes, voire carrément dément sur ce livre. C’était pratiquement unanime, j’ai été très impressionnée par cette marée que soulevait ce premier tome. J’ai eu un peu peur de l’ampleur de ce phénomène, et j’ai donc laissé Les fiancés de l’hiver patienter dans ma PAL un long moment.

Réitérant le Cold Winter challenge en 2015, je me suis dit que le moment était venu de le sortir de ma PAL et de m’en faire mon propre avis à son sujet.

Et waouuuuuh !!! Je n’arrive pas à croire que je suis passée à côté de cette merveilleuse pépite si longtemps. Quand j’y pense, j’en ai presque honte.

Christelle Dabos mérite mille fois d’être hissée au panthéon des auteurs de génies littéraires (je suis certaine que J.R.R. Tolkien, J.K. Rowling, et C.S. Lewis peuvent lui faire une petite place). L’univers qu’elle a créé est plus que fascinant, il est incroyable !

Nous suivons le personnage d’Ophélie ; une jeune femme timide et terriblement gauche qui se retrouve, par la force des choses, fiancée à Thorn, un homme du Pôle. Contrainte de suivre son fiancé sur son arche, notre héroïne va subir un choc à la fois climatique et culturel. Un monde nouveau, une coure peuplée de courtisans aux pouvoirs étranges et terrifiant qui ont tous pour point commun de haïr l’homme qu’elle s’apprête à épouser. Cette haine s’étend bien entendu à elle.

Pour survivre dans ce monde, Ophélie va devoir faire appel à toutes ses forces, et comprendre très rapidement les règles qui régissent la Citacielle.

En toute honnêteté, j’ai été happée par l’histoire, dès les premières pages. Ici, point besoin d’introduction un peu longuette, les premières phrases ont suffis à totalement m’immergée dans l’univers de La passe-miroir, comme si je faisais pleinement partie du récit, ou que le récit faisait partie de moi. C’est avec beaucoup de naturel que je suivais les aventures d’Ophélie, je n’avais absolument pas besoin de me forcer.

La plume de Christelle Dabos est tout bonnement magique, les mots semblent se succéder simplement et former un ensemble parfait où descriptions, dialogues, et actions s’enchaînent sans heurt.

Quant à l’univers, il s’agit d’un monde fantastique, riche, entier, complexe, ainsi que complétement fou. Néanmoins, l’auteur l’a tellement bien amené que le lecteur ne se pose aucune question et suis aveuglément la direction dans laquelle on l’induit.

Ce fut un véritable plaisir d’avancer dans ce monde fragmenté, et j’y retournerai volontiers.

Je n’oublie pas les personnages (j’ai gardé le meilleur pour la fin) : la première fois qu’Ophélie est apparue dans le récit, elle m’a laissée assez perplexe. Je la trouvais fade, sans relief (mis à part sa super écharpe !). Elle accepte tout sans trop broncher, en un mot : elle subit. Pour moi elle était trop lisse, et c’est justement là qu’intervient tout le génie de l’auteur. Ophélie n’est « lisse » qu’en apparence, car à l’intérieur c’est constamment un véritable feu d’artifice.

En revanche, j’ai été immédiatement hypnotisée par le personnage de Thorn. Taciturne, peu avenant, et surtout peu présent. On se rend compte qu’il s’agit d’un homme droit, qui suit les règles au pied de la lettre, et qui possède des tas de tics que je trouve très mignon sur papier, mais qui me hérisseraient le poil à la longue. Un homme magnétique avec ses cicatrices et un cœur insoupçonné (Audrey pousse violement Ophélie et prend sa place….Bref, si l’auteur passe par là, je suis prête à l’adopter sur le champ).

Pour ce qui est des protagonistes secondaires, ils sont plus truculents les uns que les autres, et ont peut leur attribuer une riche palette d’adjectifs. Pour d’autres auteurs, ces « protagonistes » ne seraient qu’une toile de fond, des décors animés par les héros. Mais avec Christelle Dabos (ai-je déjà précisé que cette femme est une déesse ?) c’est tout le contraire. Des personnages plus secondaires comme Archibald (que j’adore presque autant que l’écharpe animée) ou Gaëlle, sans oublier la tante Roseline rendent le décor réel.

En résumé, Christelle Dabos a créé un univers plein, avec d’excellent personnages, une intrigue sibylline encore difficilement identifiable dans lequel j’ai aimé me noyer. J’ai d’ors et déjà lus le second tome, la chronique arrivera dans quelques semaines.

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