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BookOver

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Au fil des pages une vie se tisse

La maison dans laquelle de Mariam Petrosyam

La maison dans laquelle de Mariam Petrosyam

La maison dans laquelle de Mariam Petrosyam chez Monsieur Toussaint Louverture.

J’ai lu ce livre grâce à une opération Babelio, et il en ressort de celle-ci une super expérience. Je suis très heureuse d’avoir eu cette opportunité, car je suis certaine que je ne me serai jamais tournée vers ce type de lecture.

Quand j’ai reçus le colis, j’ai été plus que surprise par le mastodonte que c’était. Pas moins de 953 pages tout de même. Autant dire que lorsque l’on a l’objet en main, il pèse bien son poids !

Un très bel objet livre, très travaillé, qui me met un peu mal à l’aise (oui, la couverture n’a pas été pensée pour faire songer à des licornes et des arcs-en-ciel.)

L’apparence du livre mis à part, j’ai eu beaucoup de mal à appréhender le récit. Et encore maintenant, je ne sais pas exactement si j’ai réellement apprécié ce roman. Je me sens réellement mi-figue mi-raisin, quant à ce dernier.

Je me suis retrouvée en total immersion dans le récit, à tel point que ça en est devenu un chouya angoissant.

La plume de Mariam Petrosyam est, sans aucun doute, addictive, en plus d’être bien rôdée. Qualité et style sont bien au rendez-vous.

Le lecteur est plongé dans un surprenant huis-clos, avec des personnages et un lieu hors du commun.

La Maison est un pensionnat particulier. Il accueil entre ses murs, des adolescents atteints d’handicaps divers et variés. Divisés en plusieurs groupes régis par des règles tacites; des lois tantôt étranges, tantôt cruelles.

Ces jeunes sont pratiquement livrés à eux-mêmes, car les rares adultes qui « s’aventurent » dans la Maison s’avèrent totalement dépassés, voir résignés face à ces jeunes dits « inadaptés ». Pour eux, en dehors de la Maison, rien n’existe. Mais il est un jour, où le monde Extérieur s’impose à eux, et tous ne sont pas préparés.

Comme je l’ai dit précédemment, cette lecture fut assez complexe à aborder. L’auteur immerge son lectorat sans préambule, dans un univers où les points de repères se font très rares. D’autant plus que le récit se construit autour de plusieurs narrateurs avec lesquels il faut prendre le pli et s’adapter à leurs états d’âmes (ce qui m’a donné quelques fois le tournis).

Nous suivons le récit et comprenons le passé de ses protagonistes grâce à une série de flashbacks un peu décousus. Néanmoins, des affinités se créent avec certains personnages, alors que d’autres nous paraissent antipathiques (Fumeur, Vautour, etc.) les émotions du lecteur sont donc court-circuitées par celle des autres intervenants.

Tous ces points de vue me perturbaient quelque peu, mais en ont fait une lecture bien plus intense. Et quand je dis intense, ça l’était, j’ai à plusieurs reprises eu le besoin de reposer le bouquin, de souffler un peu. Car la Maison est un endroit qui a de quoi vous rendre claustrophobe !

Mais en fin de compte, « La maison dans laquelle » est un récit immersif qui offre aux lecteurs de moments intenses dans tous les sens du terme. Je ne regrette absolument pas cette lecture qui laisse librement court à l’imagination.

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