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Au fil des pages une vie se tisse

Interview: Balivernes éditions

Interview: Balivernes éditions

Bien le bonjour mes oursons, ça fais un petit moment que je n’ai pas été très active sur le blog. Donc, pour me faire pardonner, (et surtout puisque j’ai enfin retrouvé ma carte SD avec les photos) voici une interview réalisée lors du salon Éduc de Charleroi au mois d’octobre.

Pierre Crooks, l’un des deux fondateurs des éditions Balivernes, s’est prêté au jeu de l’interview. Je le remercie d’ailleurs, chaleureusement.

Pourquoi et comment avez-vous crée cette maison d’édition ?

-Mon épouse et moi (Pierre Crooks) travaillions depuis dix ans dans le secteur du jeu vidéo sur Lyon. La boîte a fermée et nous voulions tous deux créer une chose pour laquelle nous étions passionnés. C’était une opportunité.

Nous n’avions aucune expérience dans le domaine littéraire, et encore moins dans la jeunesse.

Pourquoi avoir choisi une ligne éditoriale dédiée à cette dernière dans ce cas ?

-Nous avions une passion pour le livre jeunesse, c’était aussi une certaine forme de liberté. Et c’est sans doute en lien avec notre fille qui à l’époque avait quatre ans. Ce fut une poussée naturelle.

Nous éprouvions beaucoup de plaisir avec les illustrations que l’on retrouve pour la jeunesse, mais aussi avec des histoires qui développent l’imaginaire. Ces deux éléments sont la ligne directrice de la maison.

Mon épouse et moi-même avions un deuxième axe en ligne de mire, découvrir de nouveaux auteurs (n’était absolument pas issus du milieu). Nous n’avons donc pas suivis l’exemple des autres. Ce qui nous a été reproché (rires), notre simplicité dérangeait.

Mais à travers ces choix, nous avons fait des rencontres plus que diverses. Cathy Delanssay, par exemple, nous l’avons découverte par le biais de Lenia Major, et nous avons eu un véritable coup de cœur pour ces illustrations.

Pourquoi avoir pris le nom de « Balivernes » ?

-Il y a deux raisons à cela, à deux jours de déposer le dossier pour l’entreprise, nous n’avions pas encore trouvé de nom. Ce fut une idée lumineuse « Balivernes » signifie : une sorte d’histoire loufoque. Ça nous convenait parfaitement, et de là, pratiquement toutes les collections de la maison portent des noms qui en sont dérivés.

Quels sont vos critères pour accepter des publications ?

-On fonctionne au coup de cœur avant tout, des histoires qui font rêver avec un côté original, fantastique. Un récit et des illustrations qui font travailler l’imaginaire de nos lecteurs.

Combien de publication y a-t-il par an ?

-Plus ou moins douze. Nous ne souhaitons pas être une grosse machine. Mais nous devons faire en sorte que tout cela soit rentable.

Où peut-on retrouver des livres Balivernes, avez-vous des distributeurs ?

-Nous avons un distributeur au Québec, avec qui tout se passe bien. Pour l’instant, nous avons un problème avec le distributeur Belge. Pour ce qui est de la France, nous jouissons d’un bon accueil dans certaines librairies, néanmoins, la crise du livre passant par-là, ne nous facilite pas la vie. En Suisse, le particulier peut avoir accès à notre catalogue e ligne, mais pas dans les rayons des libraires.

Mais en général, tout libraire peut commander un de nos titres.

Quel est votre plus grand succès d’édition ?

-L’orée des fées, s’est bien vendu, même si les ventes sont plus calmes à présent. Mieux que dix fées (des mêmes auteur-illustratrice) n’a pas eu de succès dès le début. Mais il se vend très régulièrement.

Nénette la grenouille et Les amoureux du livre connaissent un certain succès.

La très grande carotte de Satoe Tone a été traduite en plusieurs langues à travers le monde.

Selon vous, quel album de votre catalogue mériterait plus d’attention ?

-Minuscule est un chouette petit album que je recommande vivement.

Avez-vous de nouveaux projets ?

-Bien entendu, de nouveaux projets vont voir le jour. De nouveaux romans vont paraître tout prochainement, ainsi que la suite de Galaxine de Lenia Major. Un Voyage poétique ainsi qu’un nouveau chat sont en cours.

Si vous aviez une baguette magique que changeriez-vous (dans votre vie, dans le monde, etc.) ?

-Ah, je peux choisir tout ce que je veux ? Bien. J’utiliserai cette baguette en dehors du monde du livre, pour les choses qui ont une réelle importance actuelle et dans l’ère du temps. Quand on voit tous les problèmes qu’il y a dans le monde, j’aimerai l’améliorer.

Que pensez-vous des bloggueurs litéraires ?

-Ils sont très important pour nous, et je ne dis pas ça pour vous faire plaisir (rires).

C’est un bonheur de travailler avec eux, ce sont des contacts qui sont intéressés et curieux par rapport à notre approche du livre jeunesse. Ils font découvrir nos titres à leur lectorat et partagent leurs impressions.

Contrairement à la presse avec qui il est plus difficile de traiter et qui se montre rarement intéressée.

Voilà, voilà, j’espère que cette petite interview vous aura fait apprendre davantage sur cette maison d’édition consacrée à la jeunesse.

Je remercie encore Pierre Crooks et son épouse pour le temps qu’ils m’ont accordé.

Si vous souhaitez en savoir plus à propos de Balivernes édition, voici un lien vers leur site internet : http://www.balivernes.com

Ainsi que les liens vers les chroniques du blog :

L'orée des fées

Le murmure des dieux

Chapparon

Les baisers de Cornélius

Doux comme un souvenir

Le prince des Maudit T1 et T2

La bergère et le ramoneur

Jour de grève chez les marmottes

Rêves d’orchidées

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