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Au fil des pages une vie se tisse

Lancelot ou le chevalier à la charrette de Chrétien de Troyes

Lancelot ou le chevalier à la charrette de Chrétien de Troyes

Lancelot ou le chevalier à la charrette de Chrétien de Troyes aux éditions Folio.

Chrétien de Troyes, je connaissais déjà via « Yvain ou le chevalier au lion » lu pour mon cursus universitaire. Néanmoins, je l’avais lu en ancien français (sous forme de vers). Ici, notre professeur nous a laissé la liberté de le lire en prose, dans un français plus contemporain.

Quel heureux hasard d’être tombée dans le groupe de lecteurs qui devaient lire les aventures de mon chevalier préféré. Dans l’ensemble des œuvres inspirées par celles de Chrétien de Troyes, Lancelot est le preux chevalier par excellence.

Je pourrai vous parler des heures et des heures de la littérature médiévale, mais c’est d’un point de vue plus moderne que je vais traiter ce roman.

La belle reine Guenièvre a été enlevée par Méléagant, un roitelet qui voue une haine viscérale pour le Roi Arthur. Deux chevaliers se mettent aussitôt à leur poursuite, le parfait Gauvin et le brave Lancelot. Ce dernier n’hésitera pas à s’humilier maintes fois par amour pour la reine. Cette dernière n’aura, de son côté, aucuns remords à fricoter avec son preux chevalier.

Voici l’histoire en bref, toute personne ayant un minimum de connaissance sur les légendes arthuriennes sait qu’au final, Lancelot finit par vaincre le vil Méléagant, et sauve la belle Guenièvre.

Lors de ma lecture, alors que j’arrivais à la fin du récit, je comptais davantage les pages qui me restaient à lire plutôt que de me concentrer sur l’histoire.

Pourtant, ma lecture avait bien débuté, les cents premières pages sont passées très rapidement. J’avoue que jusqu’à présent, je préfère cette version-ci à celle en vers.

Néanmoins, la littérature courtoise, dote du fin’amor est devenue asse désuète pour nous, lecteurs du 21e siècle. Mainte fois, l’envie d’étrangler Guenièvre, Lancelot et Co m’a saisie.

La littérature médiévale est assez complexe à appréhendée, et à dire vrai, extrêmement codifiée. Un acte qui nous paraît anodin peut se révéler fort de sens pour cette époque. Ayant pris connaissance de cette codification, j’ai eu conscience de la véritable valeur de certains faits exécutés par le héro.

Cependant, le style demeure lourd, alambiqué. Je me suis réellement ennuyée lors de cette lecture qui ne m’a absolument pas tenue en haleine.

Certes cette lecture fut un bénéfice certain pour ma culture générale, mais je demeure mitigé quant à mon appréciation de celle-ci. Une lecture en demi-teinte donc.

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