Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
BookOver

BookOver

Au fil des pages une vie se tisse

Rouge Rubis de Kerstin Gier

Rouge Rubis de Kerstin Gier

Rouge Rubis de Kerstin Gier chez les éditions Milan.

« Rouge Rubis » est le premier tome de la trilogie des gemmes, comme beaucoup, j’ai découvert cette histoire grâce au film du même nom, ainsi que sur les conseils avisés de quelques bloggeuses littéraires (dont Justine de FairyNeverland).

Après avoir visionné le film, celui-ci m’ayant bien plu, j’ai décidé de me lancer dans la lecture des romans.

Et vus le nombre de bons échos dont jouit cette trilogie, je partais confiante dans ma lecture, persuadée que ça allait aboutir un coup de cœur (que j’attends toujours).

Il m’aura fallu une trentaine de pages avant de pouvoir être un minimum immergée dans l’univers de de ce premier tome.

Gwendolyn est une adolescente tout ce qu’il y a des plus banal, si ce n’est son étrange famille, qui a tendance à quelque peu la marginalisée. Persuadée que sa cousine, Charlotte est l’élue du clan, Gwendolyn se contente de rester elle-même et de ne pas trop s’impliquer dans ces bizarreries.

Néanmoins, ce n’est pas sa cousine qui se retrouve à faire des bons totalement incontrôlés dans le temps, mais bien Gwendolyn. Il s’avère que c’est elle le Rubis et non sa cousine. Destinée à être une voyageuse du temps, sous le joug d’une mystérieuse organisation, les Veilleurs, dans laquelle sa mère et elle n’ont aucune confiance, Gwendolyn voyage à travers les époques avec Gideon, le Diamant. Un jeune homme arrogant et la considérant davantage comme un fardeau qu’il traine derrière lui que comme une équipière.

Sans les acquis et la formation que son don requière, cette ado au caractère bien trempé est décidée à découvrir les mystères qui entourent le chronographe et les porteurs du gène du « voyage temporel ».

Lorsque j’ai débuté ma lecture, je trouvais la trame principale du récit original, c’est vrai que les voyages dans le temps sont un sujet récurant dans la littérature SF et dérivés. Mais Kerstin Gier l’a abordé différemment, en y insufflant beaucoup de modernité, d’humour et un charme tout britannique (bien qu’elle soit allemande).

L’humour est un trait majeur de ce roman, que ce soit dans les actions comme les pensées de Gwendolyn (la narratrice).

De plus, l’écriture employée par l’auteur est fluide et ses enchainements se font assez rapidement. C’est un grand plus pour le rythme de lecture qui ne s’en trouve accélérer.

Mais au final, malgré ces points positifs, je suis sortie assez frustrée de cette lecture. Je m’attendais à quelque chose de différent, de plus vif et entrainant. J’espérai un récit qui, comme pour l’héroïne, serait secret et empli de mystères. Mais ce ne fut pas le cas pour moi, je voyais venir les actions et les futurs rebondissements à des kilomètres.

Ma première grief va à l’encontre des personnages développés par l’auteur. Ils sont, je le trouve, très caricaturaux ; Gwendolyn, bien qu’elle soit une héroïne moderne reste extrêmement naïve et immature pour son âge (16 ans), Gideon est le parfait homme mystère du récit, avec lui, impossible de savoir sur quel pied dansé. En ce qui concerne le Comte de Saint-Germain, il est le méchant par excellence, avec une pincée de misogynie en plus.

Quant aux personnages secondaires, Glenda, Leslie, Monsieur George, etc. ils sont loin d’être assez développés. Ce qui en ressort des caractéristiques forts stéréotypées. C’est fort dommage, car « Rouge Rubis », en mettant ces défauts de côté, serait un très bon premier tome.

Au risque de me faire lapider par certains, non, « Rouges Rubis » n’est pas un coup de cœur pour moi, bien au contraire. Je l’ai trouvé long, les investigations menées par les personnages sont très lentes et le lecteur est loin d’obtenir le quart des réponses aux questions qu’il se pose. Et personnellement, je déteste ça (je veux des réponses !).

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article