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Au fil des pages une vie se tisse

Les Elfes intégrale de Bernhard Hennen

Les Elfes intégrale de Bernhard Hennen

Les Elfes l’intégrale de Bernhard Hennen, aux éditions Bragelonne.

J’ai terminé cette énorme brique depuis quelques temps, mais étant donné sa densité et le fiat qu’il s’agissait d’une intégrale rassemblant trois romans, je ne savais comment vous en faire une chronique décente, sans trop spolier les lecteurs potentiels. J’ai donc décidé de diviser ma chronique en trois parties, qui correspondent à chacun des tomes.

Préparez-vous, car c’est une longue chronique qui commence.

Cette intégrale me faisait de l’œil dans un coin de ma librairie préférée, je suis passée devant plusieurs fois et je ne suis pas parvenue à résister à son appel. Son prix du moment plus qu’alléchant, une jolie couverture avec une image intrigante, un titre qui fait mention à l’une de mes peuplades « imaginaire » préféré…oui, il avait, de prime-abord, tout pour me plaire.

Un titre prometteur, une jolie couverture, n’y aurait-il pas anguille sous roche vous demandez-vous sans doute ? Eh bien, aucunement, cet énorme pavé (plus de 600 pages) est parvenu, selon moi à tenir ses promesses.

Cette intégrale est composée des trois tomes de la trilogie de Bernhard Hennen, que j’hésite fortement à élever au rang de mes auteurs préférés, n’ayant lu que cet ouvrage de ce dernier.

Le premier tome « La chasse des elfes » met en place un tout un univers fantastique, ainsi que les personnages principaux avec qui le lecteur évoluera au fil des nombreuses pages.

Les deux elfes Nuramon et Farodin sont en train de faire la cour à Noroelle, une délicate magicienne qui officie à la cour de la reine Emerelle.

De son côté, Mandred, le chef d’un petit hameau se voit poursuivi par une créature diabolique. Après la mort de ses compagnons, l’humain échoue dans le royaume des Elfes. Après avoir demandé l’aide de la reine des elfes, une chasse est ouverte.

Nuramon et Fraondin accompagnent Mandred afin d’éliminer l’homme-sanglier. Mais cette chasse est en réalité un piège dont ils ne sont que les pions.

Dans ce premier tome, la psychologie des personnages est mise en place, sans toutefois nous donner toutes les informations relatives à leurs passé.

Et d’emblée, je me suis retrouvée à adoré le personnage de Nuramon, les quelques détails éparpillés à son propos, laissent deviner un passé torturé et injuste ? Ce qui me l’a rendu instantanément sympathique. Contrairement à Farodin que l’on devine sûr de lui et hautain. Impressions qui sont amplement justifiées dans le récit. Quant à Mandred, il est le stéréotype du barbare/viking nordique, rustaud et mal appris.

Le point fort de ce roman, c’est l’humour, qui est un trait fort présent dans les dialogues, ce qui allège quelque peu la lourdeur des actions qui s’enchainent sur une longue période de temps et dont, nous lecteurs n’avons pas tous les détails.

Ce qui implique que l’on est quelque peu perdu durant les premiers chapitres (ce qui a été mon cas), mais cela est vite pallier.

L’action se met très rapidement en place, voir, à un rythme effréné, ce qui pose un autre problème au lecteur que nous sommes. En effet, certaines actions se déroulant au début du récit, ne se révèlent importantes qu’à la fin, et vu la truculence d’actions, il est aisé d’en oublier.

Si, vers la fin du récit, les liens entre les personnages sont visibles et même plus que tangibles, il faut néanmoins attendre les derniers chapitres pour nettement les percevoir.

L’aspect relationnel inter-personnages est un peu mit de côté, ce qui selon moi est fort dommage.

« Les étoiles d’Albe », le second tome des « Elfes », remet quant à lui les relations, ainsi que les interactions inter-personnages à l’honneur. Pour cela, l’auteur a quelque peu abandonné la facette de l’action pure (c’est-à-dire moins de combat, de sang et de boyaux répandus) pour se concentrer sur l’exploration de son univers.

Nuramon, Farodin et Mandred partent en quête de Noroelle. La reine des Elfes ayant fermé l’ensemble des Potes menant aux autres mondes, c’est une longue aventure qui les attend.

Leurs voyages les mèneront à travers le continent, à la recherche de la Porte qui mènera à l’elfe captive. Mandred sera de la partie, étant devenue une légende vivante qui traverse les âges.

Contrairement au premier tome, les actions trainent quelque peu en longueurs. Les personnages vivent maintes péripéties qui les éloignent constamment de leur quête initiale.

Ce tome est en quelque sorte un palier dans la trilogie. Le lecteur retrouve les personnages principaux ainsi que des petits nouveaux. La trame de l’ensemble de l’œuvre devient plus nette.

La psychologie des personnages ressort assez fortement, mais la séparation des héros divise encore davantage les chapitres ce qui densifie encore davantage le récit.

Ce troisième tome, « Les pierres d’Albe », est le meilleur des trois tomes. Il s’agit du parachèvement d’une aventure qui aura mené Mandred, Farodin et Nuramon à travers les territoires connu et non-connu du continent durant plusieurs siècles.

Enfin, nos trois compagnons sont parvenus à retrouver l’endroit où Noroelle est enfermée, mais il leur est impossible de la délivré.

Pendant ce temps, une guerre se prépare, contre le fanatisme de leur ennemis commun, elfes, nains et humains devront faire face ensemble. Mais Nuramon et Farodin ne peuvent oublier la femme qu’ils aiment.

Inutile de tergiversé, ce troisième tome est mon préféré.

Au fil des pages, les personnages, aussi divers qu’ils soient, en apprennent davantage sur eux-mêmes, sur leur personnalité, sur leur passé, etc.

Bernhard Hennen est parvenu à me faire voyager avec eux, et malgré la longueur et l’énormité de ce roman, je ne me suis pas lassé une seule fois de leurs aventures.

Cette troisième partie foisonne d’actions un peu disparates qui oppressent quelques peu le lecteur. Je n’avais qu’une envie, connaître la fin et je tournais avec avidité les pages.

Cette trilogie se termine sur LA meilleur des fins possible, celle-ci est magnifique et ouverte. Durant les derniers chapitres, l’héroïsme à son paroxysme, digne des sagas médiévales (d’ailleurs, j’ai omis de mentionner que de temps à autre, les chapitres sont entrecoupés par une sorte de petit extrait composé comme des annales).

L’ensemble de cette trilogie est plus qu’excellente, formant un tout totalement cohérant. Chaque tome pallie les éventuelles faiblesses des précédents.

La plume de l’auteur fut pour moi, un véritable régale.

Au final, ma lecture de cette brique c’est avérée fluide et rapide. J’ai passé un excellent moment de lecture.

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