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Au fil des pages une vie se tisse

Doux comme un souvenir de Cathy Delanssay

Doux comme un souvenir de Cathy Delanssay

Doux comme un souvenir de Cathy Delanssay, chez Balivernes éditions dans la collection Fariboles.

Voici le second album reçu lors de mon partenariat avec Balivernes éditions.

Contrairement au premier, il ne s’agit pas d’un coup de cœur, néanmoins, je l’ai tout de même apprécié, même si je n’en ferai pas grand cas.

« Doux comme un souvenir » est un titre qui colle parfaitement au récit :

Nous suivons Annie, une petite fille qui, avant son déménagement observe les flocons tomber dans son jardin. Chacun de ces flocons corresponde à un de ses souvenirs ou à une de ses expériences de vie.

Tantôt tristes, tantôt attendrissantes, les pages sont emplies de poésie et elles se tournent rapidement.

J’ai trouvé le thème plus ardu et complexe qu’avec l’album précédent (« Les baisers de Cornélius »), et pour cause, cet album est davantage destiné aux enfants dès l’âge de 7 ans.

Bien qu’il y ait, selon moi, plusieurs lectures possibles et tout autant d’interprétations et de sens de lecture.

La vision qu’apporte l’auteur sur le thème évoqué (ici, le déménagement, mais également les secrets) est assez particulière et surprenante.

Si le déménagement est, lorsque l’on lit le résumé du livre, mit en avant, je ne trouve pas qu’il soit réellement exploité, il sert davantage à placer les autres éléments du récit. L’auteur s’est d’ambler plus tournée vers le thème de l’expérience de vie (même si théoriquement le déménagement en fait partie, j’aurai préféré que le livre en traite, un peu plus en profondeur).

Tout comme « Les baisers de Cornélius » il s’agit d’un très bel objet livre, une couverture cartonnée rigide avec un effet mousse. Ce qui fait qu’il est très agréable à avoir en main, au niveau des sensations, les enfants devraient adorer, surtout par rapport au confort de lecture.

Les illustrations, ici aussi, sont très jolies et travaillées, tout en rondeurs avec de belles courbes.

Les couleurs donnent une impression de vie et d’harmonie, bien qu’elles soient très vives, elles n’en deviennent pas criardes, comme on peut en voir d’en d’autre album jeunesse.

Elles correspondent à chaque souvenir ou moment évoquer dans le récit, par le personnage principal.

La première et véritable ombre au tableau, selon ma sensibilité propre de lectrice, est l’une des illustrations centrale du récit. Celle de la paire de ciseaux découpant une tétine. J’ai trouvé cette scène assez agressive et menaçante (et il s’agissait probablement de l’effet rechercher).

Même si elle représente un moment, potentiellement terrible dans la vie d’un enfant, celui où l’on se sépare de son doudou/tétine/objet fétiche, je ne peux m’empêcher de frissonner face à cette illustration. Ce qui fait que j’ai beaucoup de mal à appréhender la réaction d’un enfant face à cette représentation.

La seconde étant beaucoup plus minime, j’ai un peu de mal à m’imaginer raconter cette histoire à un petit garçon et je ne parviens pas à m’en expliquer concrètement les causes (l’ampleur des tons roses employés ?).

(Oui, je l’avoue, j’ai toujours mon doudou même si je suis à l’université et n’ai jamais eu de séparation forcée avec lui…collez-moi l’étiquette de gros bébé, je l’assume pleinement)

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